lundi 4 avril 2011

Livre - H - La nuit des béguines - Aline Kiner

 


Paris, 1310, quartier du Marais. Au grand béguinage royal, elles sont des centaines de femmes à vivre, étudier ou travailler comme bon leur semble. Refusant le mariage comme le cloître, libérées de l’autorité des hommes, les béguines forment une communauté inclassable, mi-religieuse mi-laïque. La vieille Ysabel, qui connaît tous les secrets des plantes et des âmes, veille sur les lieux. Mais l’arrivée d’une jeune inconnue trouble leur quiétude. Mutique, rebelle, Maheut la Rousse fuit des noces imposées et la traque d’un inquiétant franciscain... Alors que le spectre de l’hérésie hante le royaume, qu’on s’acharne contre les Templiers et qu’en place de Grève on brûle l’une des leurs pour un manuscrit interdit, les béguines de Paris vont devoir se battre. Pour protéger Maheut, mais aussi leur indépendance et leur liberté. Tressant les temps forts du règne de Philippe le Bel et les destins de personnages réels ou fictifs, Aline Kiner nous entraîne dans un Moyen Âge méconnu. Ses héroïnes, solidaires, subversives et féministes avant l’heure, animent une fresque palpitante, résolument moderne.

Paris sous Philippe-le-Bel. Hommage à Aline Kiner, auteur de « La nuit des Béguines »

Lundi 7 janvier 2019, on apprenait avec tristesse le décès de la journaliste et romancière Aline Kiner, à l'âge de 59 ans. Terriennes l'avait rencontrée à l'occasion de la sortie de "La nuit des Beguines", au pied des restes du mur d'enceinte du grand béguinage de Paris. Dans cet ouvrage, l'écrivaine rend à ces femmes, qui vécurent au Moyen Âge, en Europe, la place qu'elles méritent d'avoir dans l'Histoire.

Livre - H - Les templiers - Une chevalerie chrétienne au Moyen Age - Alain Demurger

 


L'ordre du Temple est le premier exemple d'une création originale de la chrétienté médiévale occidentale : l'ordre religieux-militaire. Au me siècle, dans le vaste mouvement de la réforme grégorienne et de la croisade, le nouveau chevalier du Christ, tel que saint Bernard l'a magnifié, prononce les vœux du moine, vit selon une règle, mais agit dans le siècle. Et de quelle manière ! Puisque, pour sa foi, il combat, il tue et il meurt. Créé pour protéger les pèlerins de Jérusalem reconquise par les croisés, il étend sa mission à la défense des Etats latins d'Orient, puis à l'Espagne de la Reconquista.
Sa mise en accusation brutale, en 1307, par le roi de France Philippe le Bel, fut suivie d'un procès inique et de sa suppression en 1312. L'ordre du Temple est devenu le bouc émissaire d'un conflit qui le dépasse et qui fut exacerbé en France par la personnalité du roi et de ses conseillers : le conflit entre un pouvoir spirituel sur la défensive et l'Etat moderne qui s'affirme en Occident depuis le milieu du XIIIe siècle.



Les templiers de l'histoire a la legende | documentaire 2016

 

Les secrets de la croix : les templiers | Documentaire 2016

 


Les templiers - documentaire

 

Livre - H - Les Rois maudits - Omnibus - Intégrale - Maurice Druon

 


Les Rois maudits est une suite romanesque historique écrite par Maurice Druon avec une équipe de collaborateurs, entre 1955 et 1977, basée sur la légende inventée par le chroniqueur italien Paolo Emilio selon laquelle le dernier grand maître du Temple Jacques de Molay aurait lancé une malédiction sur le bûcher à l'encontre du roi de France Philippe IV le Bel, du pape Clément V, de Guillaume de Nogaret et de leurs héritiers et descendants pendant treize générations.
L'intrigue se développe dans un contexte de rivalité pour la succession au trône de France de 1314 à 1356 sous les règnes de Philippe le Bel à Jean le Bon : cette rivalité débouche par les liens dynastiques sur une longue guerre entre la France et l’Angleterre. L’intrigue se développe en fait sur trois niveaux avec également la rivalité pour la succession d’Artois entre Mahaut d’Artois et son neveu Robert d’Artois et l’idylle amoureuse entre le banquier Guccio Baglioni et la noble Marie de Cressay.
L’œuvre littéraire comprend au total 7 volumes publiés de 1955 à 1960, le dernier en 1977. Elle a donné lieu à deux adaptations télévisées en 1972 et en 2005.



Film - H - Documentaire - Histoire Catholique - 2000 ans de Christianisme en histoire

 

En 13 épisodes, cette série de télévision raconte l’histoire du Christianisme et ses conséquences sur notre société à travers les siècles. Les sujets abordés sont divers et complémentaires : les origines de cette religion, son émergence, ses évolutions dues aux contextes politiques, sociaux et culturels, ses symboles et traditions, ses crises et ses zones d’ombres...

 

 

Histoire Catholique 1/13 : De Jésus de Nazareth à Jésus Christ (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 2/13 : L'Essor du Christianisme en Europe (Documentaire Religion)

Histoire Catholique 3/13 : L'Emergence de l'Islam (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 4/13 : Les Croisades au Moyen Orient (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 5/13 : Entre Saints et Démons (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 6/13 : La Renaissance, le triomphe de l'Eglise (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 7/13 : Luther et la Réforme (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 8/13 : La Contre Réforme (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 9/13 : Le Christianisme face aux nouveaux monde l'Amérique


Histoire Catholique 10/13 : Dieu et le Siècle des Lumières (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 11/13 : Evolution et Révolution dans l'église (Documentaire Religion)


Histoire Catholique 12/13 : Les portes de l'enfer - Documentaire Religion 

 


 


Livre - H - Le carnet de Villard de Honnecourt

 

Le carnet de Villard de Honnecourt

La Bibliothèque Nationale de France, BNF, a choisi de mettre en ligne sur "Gallica", le recueil de croquis de Villard de Honnecourt :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509412z/f1.image

 

Le carnet de Villard de Honnecourt sur Gallica

Deux des dessins d'architecture, à gauche les arcs boutants de la cathédrale de Reims

 

S'il ne s'agissait pas à l'origine d'un vrai carnet, mais de feuillets regroupés, par Villard de Honnecourt lui-même sans doute, et que certains croquis ont pu être rajoutés par ses successeurs, il est évident qu'il existe une unité de style et un centre d'intérêt autour de l'architecture et des techniques de construction de l'époque du début du gothique, le XIIIe siècle.

Ce ne sont pas les seuls croquis qui nous soient parvenus, mais il y en a très peu avant le XIVe siècle, et la grande qualité de dessin en fait l'importance, même si les experts estiment qu'il y a des incertitudes, comme sur le dessin ci-dessus, représentant l'extérieur de la cathédrale de Reims. S'agissait-il de modèles, ou plutôt de croquis d'après nature ? Les experts penchent pour la seconde proposition, en précisant que Villard de Honnecourt leur ajoutait sa sensibilité artistique. 

 

Le carnet de Villard de Honnecourt sur Gallica

autoportrait

Cet homme de l'art, maître d’œuvre, architecte, quelle que soit  sa qualification, est né autour de 1200 à Honnecourt, en Picardie et comme tous ceux qui travaillaient sur les chantiers des cathédrales il a sillonné l'Europe, plus particulièrement celle du nord et il est allé jusqu'en Hongrie. Ses dessins sont de précieux témoins d'une époque, grâce aux relevés d'architecture, aux dessins des engins utilisés alors, mais aussi des croquis de sculptures, etc. Le carnet prend ainsi une vraie qualité encyclopédique. Ces dessins sont aussi empreints de poésie, surtout pour nous, hommes du XXIe siècle, à qui en plus de leurs qualités techniques, ils apportent matière à rêver.

 

  

dimanche 3 avril 2011

Livre - H - Les Hospitaliers - De Jérusalem à Rhodes - 1050-1317 - Alain Demurger

 À l'origine de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem se trouve un hôpital fondé dans la Ville sainte au milieu du XIe siècle pour héberger les pèlerins venus prier sur le tombeau du Christ. Pendant deux siècles, les frères accueillent des voyageurs, riches ou pauvres, malades ou non, portent assistance aux déshérités et délivrent des soins médicaux aux blessés de guerre.
D'abord ordre religieux, il est investi de responsabilités militaires dès le XIIe siècle avant même de devenir pleinement un ordre religieux-militaire. Pour preuve, l'apparition de frères d'armes, engagés avec les Templiers dans la défense des Lieux saints et des États latins d'Orient, et la grande forteresse du Crac des Chevaliers, qui atteste aujourd'hui encore de l'importance des moyens consacrés à cette tâche.
La Terre sainte, mais aussi la péninsule Ibérique, sont le terrain d'élection de leur engagement dans les combats et la défense des forteresses. Pour mener leurs missions sur le « front », ils peuvent s'appuyer sur des ressources accumulées à « l'arrière », dans la chrétienté latine d'Occident, grâce à un puissant réseau de maisons et provinces. Chassé de Terre sainte à la chute d'Acre en 1291, l'hôpital se replie à Chypre avant de s'établir à Rhodes à partir de 1310.
Assiégé par Soliman le Magnifique, il se réfugie à Malte fin 1521. De nos jours, l'ordre de Malte est revenu à la vocation charitable de ses débuts.



Les Chevaliers Hospitaliers

- Qu'ils soient issus de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Saint-Lazare, les hospitaliers étaient présents en Terre Sainte avant les Croisades. Au départ créés pour soigner les pèlerins et les nécessiteux, ils s'armèrent peu de temps après la prise de Jérusalem.

 

Forteresse de Belvoir

Juchée à plus de 300 mètres au-dessus de la vallée du Jourdain, la citadelle de Belvoir est bâtie en bordure du plateau de Naphtali, face aux collines de Guilead. Justement nommée Belvoir (également « le Coquet » !) par les Croisés, de part les vues qu’elle pouvait offrir sur la plaine d’Esdrelon (aujourd’hui plaine de Jezréel), la forteresse originelle fut édifiée par un obscur seigneur franc, Velos – vassal du comte de Tabarie – non loin des ruines d’un antique village juif nommé « Kochav », c’est-à-dire “l’Etoile” (curieuse correspondance : en arabe, la citadelle répond au doux nom de Kaukab al-Hawa, littéralement, “l’Étoile des vents”). Ce Velos vendit son apanage en 1168 à l’ordre des Hospitaliers, lesquels, comprenant l’importance stratégique de ce site, non loin du pont de Dudaire (actuel pont Allenby), décidèrent d’y bâtir une forteresse d’exception.

Dans la décennie qui suivit la prise en main de la citadelle par les frères Hospitaliers, celle-ci fut épargnée par le fracas des batailles. Ce ne fut qu’avec les coups de boutoir successifs de Saladin contre les verrous francs de Galilée et de la Terre de Suète, que Belvoir fut soudainement projetée au coeur des combats.


Une première fois, au cours de l’été 1182, les troupes de Saladin rencontrèrent l’armée franque en contrebas de la forteresse, au niveau du bourg de Forbelet (‘Afrabalâ, village arabe détruit pendant les affrontements de 1948). Saladin ne s’en prit de nouveau à la forteresse que cinq années plus tard, suite à sa victoire retentissante contre l’armée franque aux Cornes de Hattin. Ce siège, qui dura près de dix-huit mois, est resté totalement ignoré des chroniques franques (ce qui pourrait peut-être s’expliquer par l’isolement de la forteresse, au regard des lambeaux côtiers du royaume de Jérusalem encore aux mains des Francs). On sait toutefois par les chroniqueurs arabes que la stratégie employée fut celle du blocus, et que les forces laissées par le sultan furent rudement malmenées au cours d’une sortie nocturne de la garnison, au terme de laquelle l’émir commandant les troupes fut tué. Saladin fut donc contraint de venir superviser lui-même le siège en mars 1188, et comprit rapidement que la forteresse, bien approvisionnée en vivres et en hommes déterminés, devrait être emportée de vive force. Il revint avec des troupes plus considérables l’hiver suivant, après la chute de Safed. Sous une pluie battante et un vent violent, les troupes ayyoubides, embourbées, parvinrent finalement à saper la muraille externe de château sur le front sud. La garnison se rendit le 5 janvier, et put rejoindre sans condition la ville de Tyr. En 1217-1218, les fortifications du château furent démantelées par les gouvernants musulmans qui craignaient sa reconquête par les Francs. En 1240, l’habile politique de Frédéric II aboutit à sa rétrocession. Mais faute de fonds, la forteresse ne fut pas relevée et les Musulmans s’en réemparèrent quelques années plus tard…

Elle est bâtie en bordure du plateau de Naphtali, face aux collines de Guilead. Justement nommée Belvoir (également « le Coquet » !) par les Croisés, de part les vues qu’elle pouvait offrir sur la plaine d’Esdrelon (aujourd’hui plaine de Jezréel), la forteresse originelle fut édifiée par un obscur seigneur franc, Velos – vassal du comte de Tabarie – non loin des ruines d’un antique village juif nommé « Kochav », c’est-à-dire “l’Etoile” (curieuse correspondance : en arabe, la citadelle répond au doux nom de Kaukab al-Hawa, littéralement, “l’Étoile des vents”). Ce Velos vendit son apanage en 1168 à l’ordre des Hospitaliers, lesquels, comprenant l’importance stratégique de ce site, non loin du pont de Dudaire (actuel pont Allenby), décidèrent d’y bâtir une forteresse d’exception.


Dans la décennie qui suivit la prise en main de la citadelle par les frères Hospitaliers, celle-ci fut épargnée par le fracas des batailles. Ce ne fut qu’avec les coups de boutoir successifs de Saladin contre les verrous francs de Galilée et de la Terre de Suète, que Belvoir fut soudainement projetée au coeur des combats.

Une première fois, au cours de l’été 1182, les troupes de Saladin rencontrèrent l’armée franque en contrebas de la forteresse, au niveau du bourg de Forbelet (‘Afrabalâ, village arabe détruit pendant les affrontements de 1948). Saladin ne s’en prit de nouveau à la forteresse que cinq années plus tard, suite à sa victoire retentissante contre l’armée franque aux Cornes de Hattin. Ce siège, qui dura près de dix-huit mois, est resté totalement ignoré des chroniques franques (ce qui pourrait peut-être s’expliquer par l’isolement de la forteresse, au regard des lambeaux côtiers du royaume de Jérusalem encore aux mains des Francs). 


On sait toutefois par les chroniqueurs arabes que la stratégie employée fut celle du blocus, et que les forces laissées par le sultan furent rudement malmenées au cours d’une sortie nocturne de la garnison, au terme de laquelle l’émir commandant les troupes fut tué. Saladin fut donc contraint de venir superviser lui-même le siège en mars 1188, et comprit rapidement que la forteresse, bien approvisionnée en vivres et en hommes déterminés, devrait être emportée de vive force. Il revint avec des troupes plus considérables l’hiver suivant, après la chute de Safed. Sous une pluie battante et un vent violent, les troupes ayyoubides, embourbées, parvinrent finalement à saper la muraille externe de château sur le front sud. La garnison se rendit le 5 janvier, et put rejoindre sans condition la ville de Tyr. En 1217-1218, les fortifications du château furent démantelées par les gouvernants musulmans qui craignaient sa reconquête par les Francs. En 1240, l’habile politique de Frédéric II aboutit à sa rétrocession. Mais faute de fonds, la forteresse ne fut pas relevée et les Musulmans s’en réemparèrent quelques années plus tard…

 

Livre - H - Saladin : Le Sultan chevalier - Jean-Michel Mouton

 


Au XIIe siècle, Saladin, prince kurde et fondateur de la dynastie ayyoubide, entreprend d'unifier à nouveau le monde musulman sous son autorité, et de reconquérir les territoires des États latins d'Orient. Soutenu par sa famille, il étend son Empire des marges du Maghreb à la Jazira, en passant par l'Égypte, et de la Syrie du Nord au Yémen. Saladin est sans doute l'un des personnages les plus célèbres de l'histoire du monde musulman médiéval, aussi bien du côté arabe qu'occidental. Cette renommée tient essentiellement à la reconquête de Jérusalem qu'il effectua en 1187 aux dépens des croisés. Cet épisode, savamment exploité par la propagande officielle, fit de Saladin à son époque et dans les siècles suivants le héros incontesté du djihad, le protecteur des lieux saints de l'islam et du territoire musulman en général. Jean-Michel Mouton retrace la vie de ce prince d'Orient. 

 

Les mystères de l'histoire - Saladin

Né en 1136, Saladin est connu pour avoir unifié une grande partie du monde musulman aux dépens des Croisés. Mais les récits et les écrits des plus proches conseillers de Saladin dévoilent la personnalité très complexe du dirigeant arabe

 

Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

 Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...