dimanche 9 décembre 2018

Livre - H - Les 4 Docteurs de l'Église latine

 

Les 4 Docteurs de l'Église latine

Saint Ambroise de Milan 

Pour l'Avent, "La foi prise au mot" a décidé de faire une série exceptionnelle sur les Docteurs de l'Église de la tradition latine. Avant le Concile de Trente, l'Église romaine ne retenait en effet que quatre Docteurs : Ambroise, Jérôme, Augustin et Grégoire le Grand. C'est donc l'occasion pour nous de plonger dans les racines de notre théologie en commençant par le grand évêque de Milan, Ambroise. Tout au long de cette série, un guide assuré, Paul Mattei, professeur de langue et littérature latines à l'Université Lyon II nous fait pénétrer de plus près dans la connaissance de ces quatre grands Docteurs. Pour parler de saint Ambroise, il est en dialogue avec Camille Gerzaguet, chercheur au CNRS et spécialiste du saint évêque milanais.

Saint Jérôme

La série d'Avent de "La Foi prise au mot" sur les quatre docteurs de l'Église latine, commencée la semaine dernière, revenait sur la figure d'Ambroise de Milan. Cette semaine, c'est au tour de Jérôme de Stridon, saint Jérôme, l'auteur de la Vulgate, d'être (re)découvert. Or, justement, cette Vulgate, cette traduction latine de la Bible, a un peu occulté la vie même de saint Jérôme. Ce dernier eut en effet une vie riche, complexe, et pas toujours apaisée. Qui donc était, au fond, cet auteur ? Quel héritage nous a-t-il laissé ? Que sait-on de lui ? Pour mieux découvrir cette figure, Paul Mattei, professeur de langue et littérature latines à l'université Lyon II, vient nous exposer avec sa science, claire en même temps qu'érudite et simple, la vie et l'oeuvre de ce docteur de l'Église. La Foi prise au Mot du 07/12/2014.

Saint Augustin d'Hippone 

Après saint Ambroise de Milan et saint Jérôme, Régis Burnet s'intéresse cette fois-ci à saint Augustin. Cette série d'Avent sur les Quatre Docteurs de l'Eglise latine explore à présent la vie et l'oeuvre du célèbre auteur des " Confessions ", de " La Cité de Dieu " ou encore du " De Trinitatis ". Faut-il le rappeler : aujourd'hui encore, les théologiens, mais aussi les philosophes et les hommes de théâtre s'inspirent de cette oeuvre prodigieuse. Celui que les médiévaux nommaient le Docteur de la Grâce exerça en effet sur l'Occident une influence qui continue jusqu'à notre époque. Qui fut donc Augustin ? Quelle est sa pensée ? Pour découvrir cette figure si éminente du christianisme, l'une de ses plus grandes spécialistes, Isabelle Bochet, chercheur au CNRS et professeur de philosophie au Centre Sèvres, apporte un regard éclairé sur lui. Et comme toujours pendant cette série : Paul Mattei, professeur de langues et littérature latine à l'université Lyon II apporte son savoir encyclopédique et, surtout, vivant et pédagogique. La Foi prise au Mot du 14/12/2014.

SaintGrégoire le Grand

Cette semaine de la fin de l'Avent est aussi la fin de la série que " La Foi prise au mot " a proposé de suivre sur les quatre docteurs de l'Église latine. Après Ambroise, Jérôme et Augustin - après deux évêques et un moine - c'est au tour d'un Pape, Grégoire le Grand d'être au centre des attentions. Pour la plupart d'entre nous, c'est un parfait inconnu, alors que le Moyen Âge lui donnait une place aussi importante que celle d'Augustin. C'est donc l'occasion de redécouvrir cette attachante figure en compagnie d'un des meilleurs connaisseurs de Grégoire, Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême et membre de l'Académie française, mais aussi auteur d'une thèse sur Grégoire le Grand. Le professeur Paul Mattei, notre guide dans la théologie des Pères, professeur de langue et littérature latine à l'université Lyon II, apporte sa science au cours d'une émission pleine d'intelligence et d'échange fructueux. La Foi prise au Mot du 21/12/2014.

samedi 8 décembre 2018

Livre - H - Les 4 Docteurs de l'Église grecque

 

 Les 4 Docteurs de l'Église grecque


Saint Athanase d'Alexandrie

 Chaque année, La Foi prise au mot propose pendant l'Avent une série de quatre émissions. Puisque l'an dernier a été abordé le thème des quatre docteurs anciens de l'Église latine, cette année, c'est celui des quatre docteurs de l'Église grecque qui sera évoqué : Athanase d'Alexandrie, Basile de Césarée, Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome. Cette série commencera donc par Athanase d'Alexandrie, né vers 300 et mort en 373, le champion de la lutte contre l'hérésie d'Arius. Et comme accompagnants dans sa découverte, deux invités : Annick Martin, historienne spécialiste d'Athanase et, pendant tout l'Avent Guillaume Bady, patrologue, c'est à dire spécialiste de ces Pères Grecs de l'Eglise. La Foi prise au Mot du 29/11/2015.

 Saint Basile de Césarée

 Après avoir parlé la semaine dernière d'Athanase d'Alexandrie, La Foi prise au mot continue sa série sur les docteurs grecs de l'Église et se déplace d'Égypte en Cappadoce pour parler de la belle figure de Basile de Césarée. Moine avant d'être évêque, il est l'auteur d'une règle monastique qui influença celle de Saint Benoît. Lui aussi en combat contre l'Arianisme, c'est aussi le docteur du Saint-Esprit. Pour mieux le découvrir deux patrologues : Arnaud Perrot et, comme pendant tout l'Avent, Guillaume Bady. La Foi prise au Mot du 06/12/2015.

 

Saint Grégoire deNazianze

 Cette semaine encore, la Foi prise au mot propose de découvrir une nouvelle figure parmi les quatre docteurs grecs. Après Basile de Césarée, nous restons en Cappadoce et nous déplaçons d'une centaine de kilomètres pour aller à Nazianze. Nous partons à la recherche de son contemporain et ami Grégoire, le troisième des Pères grecs, né vers 330 et mort vers 390. Pour mieux savoir qui est Grégoire de Nazianze, nous aurons le plaisir de retrouver deux patrologues, Véronique Somers, de l'Université catholique de Louvain, et, comme pour chaque numéro de cette série, Guillaume Bady, chargé de recherche CNRS à l'institut des Sources chrétiennes et enseignant à l'Université catholique de Lyon. La Foi prise au Mot du 13/12/2015.

 

Saint Jean Chrysostome

Pour clore cette série d'Avent pleine de belles découvertes avec les docteurs grecs de l'Église, La Foi prise au mot propose de découvrir celui qui est sans doute le plus familier pour des millions d'Orientaux : Jean Chrysostome ou " Bouche d'or ". Ascète, prédicateur et évêque de Constantinople, par l'ampleur de son oeuvre il est comparable à saint Augustin, son quasi-contemporain. Malgré un destin tragique, il laissa une empreinte durable sur l'Eglise grecque, notamment dans la liturgie. Pour mieux le découvrir, deux patrologues nous éclairent : Catherine BROC-SCHMEZER, maître de conférences à l'Université Bordeaux III et toujours Guillaume BADY, chargé de recherches au CNRS à l'Institut des Sources chrétiennes et enseignant à l'Université catholique de Lyon. La Foi prise au Mot du 20/12/2015.

 

jeudi 6 décembre 2018

Film - Celle que vous croyez - Juliette Binoche

 


Pour épier son amant Ludo, Claire Millaud, 50 ans, crée un faux profil sur les réseaux sociaux et devient Clara une magnifique jeune femme de 24 ans. Alex, l’ami de Ludo, est immédiatement séduit. Claire, prisonnière de son avatar, tombe éperdument amoureuse de lui. Si tout se joue dans le virtuel, les sentiments sont bien réels. Une histoire vertigineuse où réalité et mensonge se confondent........

mercredi 5 décembre 2018

Livre- Le bonheur conjugal - La Nuit sacrée - Le mariage de plaisir - L'enfant de sable - Tahar Ben Jelloun

 

Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque
cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d'expositions, de voyages et de liberté, foudroyée. Muré dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son mariage est responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d'écrire en secret un livre qui racontera l'enfer de son couple.
Un travail d'auto-analyse qui l'aidera à trouver le courage de se libérer de sa relation perverse et destructrice. Mais sa femme découvre le manuscrit caché dans un coffre de l'atelier et décide de livrer sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari. Qu'est-ce que le bonheur conjugal dans une société où le mariage est une institution? Souvent rien d'autre qu'une façade, une illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances.
C'est ce que raconte ce roman en confrontant deux versants d'une même histoire


Suite de l'enfant des sables

Rappelez-vous ! J'ai été une enfant à l'identité trouble et vacillante. J'ai été une fille masquée par la volonté d'un père qui se sentait diminué, humilié parce qu'il n'avait pas eu de fils.

Comme vous le savez, j'ai été ce fils dont il rêvait. Le reste, certains d'entre vous le connaissent ; les autres en ont entendu des bribes ici ou là. Ceux qui se sont risqués à raconter la vie de cet enfant de sable et de vent ont eu quelques ennuis : certains ont été frappés d'amnésie ; d'autres ont failli perdre leur âme.

Mais comme ma vie n'est pas un conte, j'ai tenu à rétablir les faits et vous livrer le secret gardé sous une pierre noire dans une maison aux murs hauts au fond d'une ruelle fermée par sept portes.


Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de Fréquenter les prostituées. On le nomme «mariage de plaisir». C’est ainsi qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse Temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Puissante saga s’étalant sur trois générations entre Dakar, Fès et Tanger, Le mariage de plaisir est aussi un grand roman d’amour.

Sur une place de Marrakech, un conteur relate l’histoire d’Ahmed, un homme au destin aussi troublant que fabuleux. Élevé dans le mensonge pour sauver l’honneur de son père, Ahmed n’a de masculin que le nom. Un sexe et une condition imposés qu’il finit par revendiquer : à vingt ans, il pousse le zèle jusqu’à s’unir à une fille délaissée, bientôt complice de sa vertigineuse descente aux enfers…

 

 

 

 

 

 


Tahar Ben Jelloun (en arabe : طاهر بن جلون) est écrivain et poète marocain de langue française.

Après avoir fréquenté une école primaire bilingue arabo-francophone, il étudie au lycée français de Tanger jusqu'à l'âge de dix-huit ans, puis fait des études de philosophie à l'université Mohammed V de Rabat, où il écrit ses premiers poèmes, recueillis dans "Hommes sous linceul de silence" (1971). Il enseigne ensuite la philosophie au Maroc. Mais, en 1971, à la suite de l'arabisation de l'enseignement de la philosophie, il doit partir pour la France, n'étant pas formé pour la pédagogie en arabe. Il s'installe à Paris pour poursuivre ses études de psychologie.
À partir de 1972, il écrit de nombreux articles pour le quotidien Le Monde. En 1975, il obtient un doctorat de psychiatrie sociale. Son écriture profitera d'ailleurs de son expérience de psychothérapeute ("La Réclusion solitaire", 1976). En 1985, il publie le roman "L'Enfant de sable" qui le rend célèbre. Il obtient le prix Goncourt en 1987 pour "La Nuit sacrée", une suite à "L'Enfant de sable". Il participe en octobre 2013 à un colloque retentissant au Sénat de Paris sur l'islam des Lumières avec Malek Chebel, Reza, Olivier Weber, Abdelkader Djemaï, Gilles Kepel et Barmak Akram.

Tahar Ben Jelloun vit actuellement à Tanger avec sa femme et ses enfants (Merième, Ismane, Yanis et Amine), pour qui il a écrit plusieurs ouvrages pédagogiques (Le Racisme expliqué à ma fille, 1998). Il est aujourd'hui régulièrement sollicité pour des interventions dans des écoles et universités marocaines, françaises et européennes. 

lundi 3 décembre 2018

Livre - La reine morte - Henry de Montherlant

 


La Reine morte est une pièce de théâtre d'Henry de Montherlant écrite en 1942 et représentée pour la première fois le 8 décembre 1942 à la Comédie-Française dans une mise en scène de Pierre Dux avec Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud.

C'est une des pièces les plus connues de l'auteur, qui développe le thème classique de l'amour contrarié par la raison d'État.

Cette pièce est librement inspirée de l'histoire des rois de Portugal Alphonse IV et Pierre Ier et d'Inés de Castro, d'après le drame espagnol Reinar después de morir, Régner après sa mort, de Luis Velez de Guevara1.

 

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 20/04/1895
Mort(e) à : Paris , le 21/09/1972

Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant est un romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français.

Henry de Montherlant est d'une famille, du côté paternel, originaire de la Catalogne. Il fait ses études au lycée Janson de Sailly et à l'école Sainte-Croix de Neuilly. Pendant les vacances il s'initie à la tauromachie, et tue des taurillons. C'est à cette occasion que son nom apparaît pour la première fois dans un journal. "Le Toréro" de Nimes, du 8 octobre 1911, donne le compte-rendu de deux mises à mort qu'il exécute à Burgos. Il a alors quinze ans.

Il se destine très tôt à la littérature. Dans son enfance, sa mère lui lit "Quo vadis" de Henryk Sienkiewicz, et cette lecture lui fournit les thèmes qu'il abordera sa vie durant : l'amitié, le suicide et la Rome antique.

Pendant la guerre, classé service auxiliaire et affecté comme secrétaire à un état-major de l'intérieur, il fait une demande pour être versé dans un régiment d'infanterie du 20° corps, dans un poste du service armé. Muté au 360° régiment d'infanterie, il est grièvement blessé, en 1918.

De 1920 à 1924, il est secrétaire général de l'Oeuvre de l'Ossuaire de Douaumont, présidée par le maréchal Pétain. Rétabli, il s'adonne aux sports athlétiques. En 1925, en toréant à Albacete (Espagne), il est blessé par coup de corne. De 1925 à 1935, il fait des séjours en Espagne, Italie, Afrique du Nord et Sahara.

En 1940, réformé pour blessure de guerre, Montherlant assiste, comme correspondant de guerre, aux combats de la Somme et de l'Oise. Il y est légèrement blessé.

En 1960, Montherlant est élu à l'Académie française sans en avoir fait expressément la demande. Douze ans plus tard, devenu aveugle, il se suicide.

Parmi ses œuvres, on peut citer : "Les Bestiaires" (1926), "La Reine Morte" (1942), "Le Maître De Santiago" (1947), "Les Célibataires" (1934), "Les Jeunes Filles" (1936-39) ou encore "La Rose de sable" (1968). 

 


 

Radioscopie - Henry de Montherlant (1970)

dimanche 2 décembre 2018

Aloysius Bertrand

 

Nationalité : Francaise

Né(e) à : Ceva, Piémont , le 20/04/1807
Mort(e) à : Paris , le 29/04/1841

Louis Jacques Napoléon Bertrand, dit Aloysius Bertrand, est un poète, dramaturge et journaliste français.

Il vécut un temps entre Dijon et Paris, où il exerça les métiers de correcteur en imprimerie et de journaliste, soucieux de mettre sa plume au service de la révolution et de son idéal romantique. À Paris, il mena une vie de bohème, mais sa santé fragile lui imposa bientôt de fréquents séjours à hôpital.

L'ensemble de son œuvre ne fut édité, par un proche, qu'après sa mort.

Considéré comme l'inventeur du poème en prose, il est surtout connu pour une œuvre posthume passée à la postérité, "Gaspard de la nuit" (1842).

samedi 1 décembre 2018

Livre - Gaspard de la nuit - Aloysius Bertrand

En 1842, un an après la mort de son discret auteur, la première édition de Gaspard de la Nuit ne rencontre guère que le silence: vingt exemplaires à peine en sont vendus. Et il est vrai que les premiers lecteurs étaient sans doute mal préparés à la découverte de ce recueil de courtes "fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot" qui offraient à la fois l'apparence de la prose et la réalité d'une pure écriture poétique.
Il faudra attendre Baudelaire pour que le poème en prose soit reconnu, et c'est justement l'auteur du Spleen de Paris qui fera découvrir à un public plus large ce "fameux Gaspard de la Nuit" grâce auquel l'idée lui est venue à son tour de " tenter quelque chose d'analogue". D'analogue? Rien n'est moins sûr car si les pièces de Baudelaire s'attachent à la vie moderne, celles de Bertrand nous proposent la peinture de la vie ancienne. Et ce sont bien deux naissances successives du poème en prose.
 

Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

 Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...