mercredi 10 avril 2019

Film - 2.5/5 - Adopte un veuf - 2016

 

Adopte un veuf est une comédie française réalisée par François Desagnat, sortie en 2016.

Hubert Jacquin, obstétricien à la retraite, vient de perdre sa femme, et refuse la proposition de son ami Samuel de se changer les idées. Pour l'aider à entretenir son grand appartement parisien, il contacte une femme de ménage par le biais d'une annonce chez le boulanger voisin, mais à la suite d'une erreur, il voit débarquer chez lui Manuéla, une jeune postulante à une colocation. Refusant de voir bousculer ses habitudes et son chagrin, il la met dehors. Il la retrouve quelques instants plus tard au pied de son immeuble dans une altercation avec son logeur du moment. Il s'interpose mais prend un mauvais coup. Manuéla aide Hubert à remonter chez lui, qui accepte finalement de lui louer une chambre en échange du ménage de son appartement et qu'elle fasse ses courses. Si ces services sont remplis sans grand succès, la cohabitation entre eux s'établit de manière positive.

Un soir, Manuéla décide de sortir Hubert pour fêter un évènement et lui fait faire une tournée de soirées, de bars, de boîtes. En fin de soirée, sur l'esplanade des Invalides et dans les vapeurs d'alcools, elle lui annonce qu'elle a trouvé un appartement, en attendant le retour de son fiancé, en voyage à Bali pour leur trouver un appartement et démarrer une nouvelle vie. Hubert regrette ce départ et ils conviennent finalement d'étendre la colocation aux deux chambres restantes. La sélection qu'ils opèrent retient Paul-Gérard, un jeune avocat qui vient de se séparer de sa femme, et Marion, une infirmière un peu timide. La nouvelle vie au sein de l'appartement s'élabore avec quelques anicroches.

    André Dussollier : Dr Hubert Jacquin
    Bérengère Krief : Manuéla Baudry
    Julia Piaton : Marion Legloux
    Arnaud Ducret : Paul-Gérard « PG » Langlois

 

mardi 9 avril 2019

Livre - Anagrammes - Unica Zürn

 

Unica Zürn (6 July 1916 – 19 October 1970) was a German author and artist. Zürn is remembered for her works of anagram poetry and automatic drawing and for her photographic collaborations with Hans Bellmer. An exhibition of Bellmer and Zürn's work took place at the Ubu Gallery in New York City in the spring of 2012.

 

À 16 ans, elle quitte le lycée pour des études dans le domaine commercial. Après ces études, elle obtient un premier travail, en 1933, à 33 ans, comme sténotypiste aux studios de l’Universum Film AG de Berlin. Elle y travaille aussi, ensuite, comme scénariste et auteure de films publicitaires. En 1942, elle se marie une première fois, puis a deux enfants. En 1949, elle divorce, et ses enfants sont confiés à la garde du père. Elle écrit des récits et des nouvelles pour les journaux, des contes radiophoniques, commence à dessiner et fréquente le milieu artistique.

En 1953, Unica Zürn rencontre le plasticien Hans Bellmer à l'occasion d'une exposition organisée à Berlin. Elle a 37 ans, lui 51. Elle l'accompagne à Paris. Ils y vivent ensemble rue Mouffetard.


Unica ZÜRN – Une Vie, une Œuvre : 1916-1970 (France Culture, 2007)



Hans Bellmer la présente au groupe surréaliste2. Elle commence alors ses anagrammes et dessins à l'encre qui sont publiés sous le titre d'Hexentexte [que l'on peut traduire en Grimoire de sorcière] en 1954 par la galerie Springer à Berlin. Ses premières expositions individuelles sont organisées, à la galerie Le Soleil dans la tête. 



"Une dernière fois, je regardai par la fenêtre, là-bas où, un jour, j'avais vu par le trou de la serrure de cette pièce les yeux de mon ennemi." Unica Zürn est double, la femme qui regarde et celle qui est regardée. Ses dessins sont d'une telle densité qu'ils peuvent susciter le désarroi. Des figures, des yeux, des bouches s'emparent du papier, comme s'ils répondaient à l'injonction surréaliste "restituer les ondulations les plus imperceptibles du flux de la pensée ". Des rhizomes peuplent la feuille et semblent bouger, onduler. Dans ses textes, L'homme Jasmin ou Sombre Printemps, Unica Zürn a relaté ses propres expériences à la troisième personne, comme si elle se regardait vivre depuis un miroir. Dans la lignée de Gérard de Nerval, d'Antonin Artaud, Unica Zürn a joué sa vie dans une aventure qui l'a conduite aux limites de l'expérience humaine. Jeux de langage avec les anagrammes auxquels elle se livre avec passion. Jeux à deux avec son compagnon Hans Bellmer. Jeux libres et consentis, car Unica Zürn n'est ni Olympia, la poupée mécanique des Contes d'Hoffmann, ni la poupée désarticulée crée par Hans Bellmer en 1934, bien qu'elle lui ait succédé dans l'imaginaire érotique de Bellmer. Forte et fragile à la fois, elle a mélangé, dans la tension d'une langue secrète, vie et fantasmes, biographie et imaginaire. 8 ou 9 volumes d'anagrammes, des poèmes, des récits, des dessins à l'encre. Son oeuvre est unique, dérangeante, émouvante. Et pas seulement parce que nous connaissons l'issue tragique de sa vie.


lundi 8 avril 2019

Livre - Air de famille

 Philippe a réussi. Marié à Yolande, il est cadre dans une entreprise qui emploie aussi sa sœur Betty, une célibataire farouche. En compagnie de leur mère, ils se réunissent un vendredi soir dans le triste bistrot tenu par Henri, le frère aîné, pour célébrer l'anniversaire de Yolande. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme elles devraient se passer. Et quand Denis, le garçon de café, se mêle des histoires de famille, les réjouissances prennent des allures de règlements de compte...

dimanche 7 avril 2019

Livre - Cuisine et dépendances

 


Jacques et Martine, couple apparemment sans histoire, accueillent de vieux amis qu'ils n'ont pas revus depuis dix ans. Ils ont organisé un dîner en l'honneur du mari de Charlotte, devenu présentateur-vedette à la télévision, en compagnie de Georges, un autre ami, et de Fred, l'envahissant frère de Martine. Au cours de la soirée, la tension
monte, la présence de celui qui a réussi déchaîne admiration, envie, jalousie et agressivité. Tout cela est vu de la cuisine, où les convives viennent tour à tour se livrer, se plaindre et s'expliquer. La maîtresse de maison, entre deux plats, est dans tous ses états.

samedi 6 avril 2019

Isabelle Eberhardt

 Il y a cent ans, vêtue en cavalier arabe, Isabelle Eberhardt (Genève, 1877 - Aïn Sefra, 1904) parcourait les pistes sahariennes. Elle y partageait le quotidien des bédouins et des marabouts. Dans le grand voyage dont elle a fait sa vie, guidée par son désir d'écrire, elle a abordé et franchi les étapes qui font d'elle bien plus qu'un écrivain voyageur: l'un de ces rares auteurs capables de s'exprimer au cœur de la culture de l'autre. S'agissant de l'islam, son oeuvre y puise une nouvelle actualité. Les éditions du Centenaire commémorent sa disparition, à vingt-sept ans, noyée en plein désert dans la crue d'un oued... Au pays des sables rassemble les nouvelles inspirées de son premier long séjour au Sahara, en 1902. Publiées peu après dans la presse algéroise et métropolitaine, elles révèlent la naissance d'un écrivain mais aussi le Souf, l'une des régions les plus secrètes du Sud algérien. Éditeurs et biographes d'Isabelle Eberhardt depuis vingt ans, Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu ont rétabli les écrits, parfois censurés ou adultérés, dans leur version originale et proposent cette nouvelle lecture d'une oeuvre devenue pour beaucoup le support des rêves d'existence hors du commun.




vendredi 5 avril 2019

Jean d'Ormesson

 

"Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimé l'eau, la lumière, le soleil, les matins d'été, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de détails sans le moindre intérêt comme cet olivier très rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanqué de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oublié le nom. Je ne regrette ni d'être venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grâce à Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvé la vie très belle et assez longue à mon goût. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez à moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus là. C'est une drôle de machine à faire verser des larmes de sang et à rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagné et je me dis, je me trompe peut-être, qu'il m'a donné - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grâce et de bonne volonté - ce qu'il y a eu de meilleur de toute éternité : la vie d'un homme parmi les autres."

jeudi 4 avril 2019

Film - Adieu Gary

Adieu Gary est un film français réalisé par Nassim Amaouche en 2008.

A sa sortie de prison, Samir est accueilli par son frère, Icham. Les deux frères remontent lentement, en roulant sur la voie ferrée, vers la cité ouvrière ardéchoise où ils vivent avec leur père, Francis, qui les attend. Il cache son impatience sous des airs bougons dont n'est pas dupe sa voisine, Maria, dont il refuse l'invitation à déjeuner. Maria reste seule face à son fils, José, un adolescent replet et mutique, qui passe ses journées à attendre, assis sur sa valise, tous les jours, à côté d'Abdel, un handicapé qui vit d'un douteux trafic. Samir retrouve son père, ses amis, sa chambre, un travail, aussi, dans le supermarché qui a déjà embauché Icham, et la belle Nejma...
 

Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

 Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...