lundi 3 mai 2021

Livre - Relation Des Choses De Yucatan De Diego De Landa: Texte Espagnol Et Traduction Française En Regard, Comprenant Les Signes Du Calendrier Et De L'alphabet Hiéroglyphique De La Langue Maya

 


La rédaction de la Relation des Choses du Yucatán date de 1566.
Son auteur, Diego de Landa, l'écrivit en Espagne après quatorze années passées au Yucatán, province très récemment conquise par les Espagnols. Religieux, il y avait été envoyé pour évangéliser les Indiens et il s'y lia d’amitié avec un grand seigneur maya qui lui fit partager tout ce qu’il savait de son peuple, de sa culture et de ses croyances. Il en a résulté cette Relation, œuvre incontournable pour la connaissance des Mayas d’avant la conquête car Landa y expose notamment :
– l’histoire ancienne du Yucatán dans les cent vingt ans qui ont précédé la venue des Espagnols ;
– les us et coutumes des Mayas yucatèques tels qu’il les a connus ;
– la religion, les dieux et les rites mayas existant avant leur évangélisation ;
– le calendrier maya, ses fêtes et cérémonies ;
– un embryon de syllabaire yucatèque qui permit d’initialiser le déchiffrement de la mystérieuse écriture des Mayas.
Cette Relation peut être considérée comme un des tout premiers ouvrages ethnographiques écrit sur cette civilisation anéantie et à jamais disparue. C’est une œuvre d’une inestimable valeur scientifique et humaine.
La présente traduction est complétée d’appendices permettant d’éclairer le lecteur sur l’état des connaissances actuelles relatives à la civilisation maya, choses nouvelles dont Landa avait bien essayé de rendre compte sans toutefois pouvoir toujours les comprendre.

 

Les Mayas et les Espagnols

Lors de son quatrième voyage en 1502, Christophe Colomb est le premier espagnol à rencontrer une tribu maya dans le golfe du Yucatán. Les conquistadors mettront vingt ans à conquérir tout le pays maya dont la civilisation a duré plus de trois mille ans. I. Le peuple maya (4:09) II. La conquête du pays maya (6:36) III. La conversion difficile des Mayas (12:00) IV. L'écriture maya (16:42)

 

Livre - Machu Picchu : Fabuleuse cité perdue des Incas - Simone Waisbard

 


Pérou : le Machu Picchu, fascinante cité inca

 


S’il est un lieu de spiritualité dont on peut dire qu’il est à couper le souffle, c’est bien celui-ci. Les vestiges de la cité inca de Machu Picchu, au Pérou, sont perchés à 2 430 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur un promontoire rocheux dont la pente plonge vertigineusement jusqu’à un canyon où bouillonne l’Urubamba, 600 mètres plus bas.

Du fait de son extraordinaire isolement, la ville inca est restée ignorée du monde extérieur pendant quatre siècles. Bâtie par les Incas vers 1450, elle prospéra durant quatre-vingts ans, abritant une population d’un millier de personnes environ. Puis, en 1534, un petit contingent de conquérants espagnols mené par Francisco Pizarro s’empara par la ruse du chef Atahualpa et massacra l’élite inca à Cajamarca. C’en était fini de l’Empire inca. Située à seulement 70 kilomètres au nord-ouest de Cuzco, sa capitale, Machu Picchu ne fut pourtant jamais découverte par les conquistadores. Elle fut néanmoins abandonnée pour des raisons que l’on ignore, vers 1570. Le secret de son existence demeura jalousement gardé jusqu’à ce qu’un jeune professeur américain de l’université de Yale, Hiram Bingham, accède au site, un peu par hasard, en 1911. L’année suivante, Bingham et son équipe défrichaient et fouillaient Machu Picchu. Le compte-rendu et les photos publiés dans la revue National Geographic allaient susciter enthousiasme et spéculations.


Les Incas n’ayant laissé aucun témoignage écrit, nous connaissons leur impressionnante civilisation essentiellement par les récits des colonisateurs espagnols. Et ces témoins n’ont rien dit, et pour cause, de Macchu Picchu : il faut se contenter de ce qu’on peut déduire des vestiges archéologiques. Le travail de la pierre, pour certains bâtiments, suggère que la cité assumait un rôle religieux. À Cuzco, les temples et les palais présentent des pierres taillées en octogones, sculptées à l’aide de ciseaux en bronze et en pierre dure, et assemblées sans mortier. On retrouve ce style distinctif en plusieurs endroits de Machu Picchu, notamment dans le temple du Soleil, semi-circulaire, ainsi appelé en raison de l’orientation du monument par rapport aux solstices. Plus intrigant peut-être, l’Intihuana, sis au plus haut point du « quartier sacré », est un bloc de granite taillé de telle sorte que la pointe qui en émerge soit alignée avec le rayonnement du soleil au moment des solstices. « Le relais du Soleil » aurait eu pour fonction symbolique de contrôler le passage du soleil dans le ciel.


Machu Picchu pourrait donc avoir été un site religieux investi d’une grande puissance. « L’Inca », qui régnait sur l’empire du même nom, n’était-il pas considéré comme une divinité étroitement associée au soleil ? Or la cité aurait été fondée par le premier d’entre eux, Pachacuti Inca Yupanqui (ou Pachacutec), qui régna de 1438 à 1471. Une théorie alternative fait de Machu Picchu un lieu de retraite royal, ce qui n’est pas incompatible avec la première hypothèse. D’autres alignements astronomiques ont été repérés alentour : un temple couronne ainsi le pic de Huayna Picchu, au nord-ouest de la ville.


En l’absence d’autres preuves, on ne peut guère que conjecturer. Machu Picchu, cependant, conserve pour les Indiens du Pérou une forte dimension spirituelle – pour une autre raison : n’ayant jamais été découvert par les Espagnols, ce site inca est resté authentique. Le pillage eut lieu plus tard : l’expédition de Hiram Bingham emporta des milliers d’objets précieux, que l’université de Yale a accepté de rendre, en 2007, après une inlassable campagne des autorités péruviennes.

Pour mieux préserver le site, seuls 2 500 visiteurs sont autorisés chaque jour à y accéder. Certains arrivent là à pied, depuis Cuzco, par le chemin des Incas. Les autres viennent en train jusqu’à Aguas Calientes puis empruntent un bus jusqu’aux célèbres ruines ; Machu Picchu n’est assurément plus la cité perdue et vierge que Bingham révéla au monde, mais le mystère et la fascination demeurent intacts.


 

 

Livre - La fabuleuse découverte de la cité perdue des Incas - Hiram Bingham

 


Souvent qualifié de " huitième merveille du monde ", le Machu Picchu est aujourd'hui classé dans le patrimoine culturel de l'humanité. Enchâssées sur une cime vertigineuse, au creux d'un des replis les plus inaccessibles des Andes péruviennes, ses ruines constituent le plus fameux site archéologique du Nouveau Continent. Disparue de la mémoire des hommes pendant quatre cents ans, la " cité perdue des Incas " fut redécouverte le 21 juillet 1911 par l'explorateur et l'historien visionnaire américain Hiram Bingham. Sa passionnante histoire est devenue dans le monde un classique du récit d'exploration, prototype de tous les " Aventuriers de l'Arche Perdue ". Bingham, en fait, pose ici une énigme encore jamais résolue. Qu'en est-il donc du Machu Picchu ? Pourquoi ce nid d'aigles, volontairement édifié à l'abri de la rapacité des hommes se dresse-t-il si haut entre ciel et terre ? Pourquoi ses bâtisseurs voulurent-ils lui assurer une quasi-inviolabilité ? Fut-il un gynécée réservé aux " Femmes choisies " de l'Inca ? Un temple dédié au Dieu-Soleil ? Une forteresse destinée à barrer la route du Cuzzo aux tribus sauvages d'Amazonie ? Autant de questions qui demeurent sans réponse, continuant à attiser, par-delà les siècles, la curiosité des hommes.

Machu Picchu, l'aventure d'Hiram Bingham

Hiram Bingham , professeur à Yale et explorateur a « découvert » le Machu Picchu en 1911. Son parcours a inspiré des décennies plus tard les scénaristes des « Aventuriers de l’Arche perdue », créateurs d’Indiana Jones.

Difficile de ne pas penser à lui alors qu’apparaissent au loin, dans la brume matinale, les sommets du Machu Picchu. Nul besoin d’être un grand cinéphile pour songer à Hollywood en parcourant au petit jour les chemins étroits qui mènent vers la base de cité Inca.

Sur les bruits de la jungle se superpose rapidement un petit air connu, un petit air entêtant – celui qui accompagne Indiana Jones dans sa quête de l’Arche perdue.

Le voyageur égaré dans les hauteurs péruviennes ne croit pas si bien dire. Car aussi doués soient-ils, les artistes ont souvent besoin d’un petit coup de pouce pour stimuler leur imaginaire. Partir de rien ne mène pas toujours quelque part. Pour écrire des aventures rocambolesques menées tambour battant au bout du monde, même les scénaristes les plus talentueux s’inspirent de ceux qui s’en sont approchés de leur vivant. Sans que le secret ne soit éventé, même auprès des premiers intéressés.

La redécouverte du Machu Picchu, en 1911

Hiram Bingham ignorera ainsi qu’il aura connu une double gloire sur grand écran à partir des années 1980. Et pour cause : il était déjà mort, décédé à 80 ans en 1956, quatre décennies après avoir connu son moment de célébrité en « découvrant » le Machu Picchu.

Au terme d’une longue expédition, il parvient aux pieds de la fascinante cité Inca et lui assure une reconnaissance mondiale en publiant, deux ans plus tard, en avril 1913, un compte rendu très détaillé de plus de 150 pages, riche de pas moins de 250 photos, dans le magazine National Geographic, sous le titre « In the Wonderland of Peru » (« Au pays des merveilles du Pérou »).

L’ironie de l’histoire est que, comme dans le cas de Christophe Colomb, la découverte d’Hiram Bingham fut une erreur – l’explorateur pensait avoir trouvé la dernière capitale inca, Vilcabamba, celle qu’auraient fondée les derniers Incas en lutte contre les Espagnols, contraints de se replier dans la jungle après avoir perdu Cuzco, leur capitale. Il exposera en détail sa vision du site en 1948 dans son livre « La fabuleuse découverte de la cité perdue des Incas » (1), un best-seller toujours en vente aux abords du Machu Picchu et à Lima.

Autre point commun avec Christophe Colomb : la « découverte » d’Hiram Bingham n’en fut pas vraiment une, puisque la cité Inca était fréquentée par les villageois voisins, tout comme le Nouveau Continent n’était nouveau que pour les Conquistadors. Les controverses enfin ne manqueront pas : Hiram Bingham n’avait-il pas pillé le Pérou pour alimenter le musée de Yale ? Il faudra attende 2010 pour qu’un accord soit trouvé entre le pays sud-américain et l’institution de la cote Est afin de Cuzco récupère son bien.

Professeur à Yale, puis sénateur

Il n’empêche : c’est bien Hiram Bingham qui a fait du Macchu Picchu un lieu connu sur la scène mondiale. Depuis 1909, ce professeur de Yale, petit-fils d’un missionnaire parti à Hawaï, né en 1875 à Honolulu, sillonnait la région, passionné par Simon Bolivar. Il s’est intéressé très tôt à l’Amérique latine, dont il a enseigné l’histoire à Princeton, puis à Yale. Sa découverte lui vaudra une renommée nationale et internationale, qui le mènera à la politique : il deviendra gouverneur du Connecticut dans les années 1920, puis sénateur de l’État, avant d’être balayé par la vague démocrate en 1932.


Les artistes sont souvent jaloux et peu partageurs – les pères d’Indiana Jones n’ont jamais reconnu avoir puisé dans la vie d’Hiram Bingham pour forger le destin de leur héros. Il n’empêche : le rapprochement est frappant. Dans l’allure d’abord. Les photos de l’époque indiquent que l’explorateur, comme Harrison Ford, affectionnait les couleurs ocre et les fedoras, chapeaux à larges bords. Dans le CV ensuite : le héros des « Aventuriers de l’Arche perdu » est, comme Hiram Bingham, un aventurier doublé d’un professeur de la côte Est.

Dans son livre « Machu Picchu, première à droite » (2), le journaliste américain Mark Adams, marchant sur les traces d’Hiram Bingham, évoque un autre film, datant de 1954 mettant en scène Charlton Heston. « Le secret des Incas », directement inspiré des aventures d’Hiram Bingham, aurait mis la puce à l’oreille des scénaristes de Steven Spielberg.

 

dimanche 2 mai 2021

Livre - Du Guesclin - Thierry Lassabatère

 


"La" biographie d'un sauveur.Petit noble d'origine bretonne, Bertrand Du Guesclin offre un exemple remarquable de sauveur improbable. Progressivement révélé par ses coups de main en Brocéliande, ses exploits héroïcomiques sur les remparts de Melun, sa victoire de Cocherel et son aventure espagnole, il est le " bon connétable " qui bouta les Anglais hors de France. Mais au-delà des images d'Epinal maintes fois ressassées, est-on sûr de connaître Bertrand Du Guesclin ? Il est aussi l'enfant d'une période agitée, parcourue par la Peste noire et la guerre, emplie de morts mais propice aux ascensions fulgurantes et qui donnera naissance à l'Etat moderne. Les recherches modernes permettent de mieux saisir le personnage dans son époque, de l'observer se mouvoir au sein de puissants réseaux de fidélité et de protection, de le deviner avide de gloire et soigneux de sa renommée. Jusqu'à tordre les faits pour mieux la fabriquer ? D'autres s'en chargeront. Du Guesclin est en définitive un personnage multiple et façonné par les sources, dépassé dès son vivant par sa propre légende, et que certains textes érigeront, dès sa mort, en concurrent du roi. 

Du Guesclin: un mythe médiéval.

Petit noble d'origine bretonne, Bertrand Du Guesclin offre un exemple remarquable de sauveur improbable. Progressivement révélé par ses coups de main en Brocéliande, ses exploits héroïcomiques sur les remparts de Melun, sa victoire de Cocherel et son aventure espagnole, il est le « bon connétable » qui bouta les Anglais hors de France. Mais au-delà des images d'Epinal maintes fois ressassées, est-on sûr de connaître Bertrand Du Guesclin ? Il est aussi l'enfant d'une période agitée, parcourue par la Peste noire et la guerre, emplie de morts mais propice aux ascensions fulgurantes et qui donnera naissance à l'Etat moderne. Les recherches modernes permettent de mieux saisir le personnage dans son époque, de l'observer se mouvoir au sein de puissants réseaux de fidélité et de protection, de le deviner avide de gloire et soigneux de sa renommée. Jusqu'à tordre les faits pour mieux la fabriquer ? D'autres s'en chargeront. Du Guesclin est en définitive un personnage multiple et façonné par les sources, dépassé dès son vivant par sa propre légende, et que certains textes érigeront, dès sa mort, en concurrent du roi.

Thierry Lassabatère est docteur en histoire médiévale de l’université de Paris-Sorbonne. Il a consacré de nombreuses publications à la tradition littéraire du personnage de Bertrand Du Guesclin.
La thèse de Thierry Lassabatère intitulée : La Cité des hommes. Eustache Deschamps, expression poétique et vision politique, dirigée par Philippe Contamine, a été publiée en 2011 et distinguée par l'académie des inscriptions et belles-lettres.
Il travaille, avec d'autres, à une édition critique de l'œuvre intégrale d'Eustache Deschamps.

Photographies - Marseille début siècle dernier






 

Film - 5.4/5 - Percy - 2021


Percy 2021

https://wvv.streampourvous.com/film-streaming/percy-2021/

 

 


Le film s'inspire des poursuites engagées en 1998 par Percy Schmeiser, un agriculteur de la petite ville de Saskatchewan contre les grands conglomérats lorsque des OGM sont découverts dans ses cultures de colza. 

 

 


Alors qu'il dénonce leurs pratiques commerciales, il se rend compte qu'il représente des milliers d'autres agriculteurs privés de leurs droits dans le monde entier qui mènent le même combat.

       


      Christopher Walken (Percy Schmeiser)
        Luke Kirby (Peter Schmeiser) 

    Film - Serie - Cassandre - Saison 5 Épisode 1 - Temps mort


     Cassandre  S05E01 Temps mort

     


    Sur des images de drone, une propriété somptueuse, où l'on découvre dans le jardin un corps sans vie : pas de doute, ce n'est pas une mort naturelle. Mais quand Cassandre et son équipe débarquent sur "la scène de crime", le cadavre a disparu. Qui a caché le corps ? Cassandre interroge les propriétaires des lieux, les Audemont, illustre famille d'Annecy dans l'horlogerie de luxe depuis des générations. 


    Pour eux, c'est le choc : sur les images du drone, c'est leur associé et gendre qu'ils découvrent mort. Cassandre pénètre les arcanes de l'artisanat de luxe et plonge dans l'univers feutré d'une famille dysfonctionnelle où les secrets sont bien gardés et les faux-semblants un art de vivre….

    Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

     Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...