lundi 2 août 2021

Film - 4.5/5 - Un crime au Paradis - 2001

 


Un crime au Paradis est un film de Jean Becker, sorti en 2001 sur un scénario de Sébastien Japrisot d'après La Poison de Sacha Guitry.

 

 

 

 

 

 

 


Jojo Braconnier, doux et timide agriculteur, est marié à Lulu, poivrote et méchante propriétaire du "Paradis", petite ferme reculée de la campagne de Lyon. Lulu n'épargne aucune vilenie à Jojo, perçant les seaux à lait de ses chèvres, crevant les pneus de sa camionnette ou encore urinant dans la soupe qu'elle lui sert (c'est ce qu'elle lui fait croire alors qu'elle a versé beaucoup trop de sel dans sa part à lui). Malgré la sympathie des habitants du village, Jojo ne trouve la paix qu'en s'occupant de ses chèvres ou en s'adonnant à sa passion pour la philatélie. Quant à Lulu, elle ne rêve plus que de Jacky Lévêque, gentil kinésithérapeute rencontré à l'hôpital durant une hospitalisation et sur qui elle fantasme.


À la ferme, le conflit ne cesse d'empirer jusqu'à ce que Lulu, saoule comme tous les soirs, brûle l'album de timbres de Jojo. C'est l'infamie de trop pour celui-ci qui décide alors d'éliminer son épouse, non sans consulter d'abord un célèbre avocat réputé dans l'acquittement d'assassins afin de s'éviter la peine de mort. Jojo prétend avoir déjà commis le crime et se fait guider par l'avocat afin de se préparer une défense idéale. Pendant ce temps, Lulu, décidée également à tuer son mari, achète du poison dans une pharmacie éloignée. Rentrant le soir au Paradis, 


Jojo est de nouveau confronté à la méchanceté de son épouse. Excédé, il l'insulte et l'humilie. Lulu, folle de rage, saisit un couteau et se rue sur son mari qui, déviant le coup, la tue. Se remettant du choc, il prépare sa défense comme l'avocat l'avait conseillé puis se rend aux autorités. 

 


Débute alors le procès, joute oratoire entre l'avocat bienveillant et un procureur sanguinaire bien décidé à faire condamner Jojo à la guillotine. Finalement condamné à une peine légère vite purgée, Jojo revient au village, accueilli par ses amis et voisins et surtout par sa vieille maîtresse d'école qui l'a toujours apprécié.

   


Jacques Villeret : Joseph "Jojo" Braconnier, cultivateur
    Josiane Balasko : Lucienne "Lulu" Braconnier, son épouse
    André Dussollier : Maître Jacquard, avocat
    Suzanne Flon : Madame Blondeau, dite "Maîtresse", l'ancienne maîtresse d'école de Joseph

 

 

Film - 4.2/5 - Kill Chain - 2020

 


Ken Sanzel met toute la gomme dans Kill Chain, renommé Les hommes de main en français au Québec, un autre film de série B à intérêt moindre où les meilleurs éléments sont certainement de loin ceux qu’on aurait imaginés. Il est désormais disponible, puisqu’il est directement sorti en DVD.

 

 

 

 

 


Tourné en Colombie avec une bonne partie du film en espagnol, l’exotisme est toutefois assez limité dans ce film étonnamment compétent, quoique ennuyant, où les moyens techniques sont rattrapés par cette impression d’une bande d’amis qui se sont réunis pour se faire un petit film durant un long week-end qui s’étirait. La distribution compte toutefois quelques noms d’intérêt, puisque celui qui a déjà travaillé avec Lou Diamond Phillips, Mickey Rourke et Freida Pinto, refait équipe avec Ryan Kwanten, un habitué des petits films depuis la fin de la télésérie True Blood.


L’apport de ce dernier au film est toutefois limité, puisque sa part d’histoire est d’importance discutable, tout comme celle où l’on retrouve Enrico Colantoni, qui s’interroge sur le prix d’un cuiseur de riz. Avec surprise, Nicolas Cage, qui est aussi producteur exécutif du long-métrage, est un des meilleurs éléments du film, avec une performance terre à terre qui évite son jeu exagéré qu’il aime nous ressortir à tout vent.


Avec aisance et charisme, il interprète celui qui pourrait bien être ou non le mystérieux Araña que doit rencontrer le personnage interprété par Anabelle Acosta. Il se présente après tout comme le nouveau propriétaire d’un hôtel dont l’ancien a disparu sans laisser de traces.

Oui, vous aurez bien compris qu’on nage dans les petits films de gangsters et de règlement de comptes, où chacun a sa propre motivation entre alliances et trahisons. Pas toujours sérieux, mais constamment amateur, le scénario tient sur un bout de serviette et ne fait preuve d’aucune complexité, forçant de peine et de misère le spectateur à s’y intéresser. Et ce, même s’il tente de multiplier les points de vue, les personnages et les directions.


La vraie représentation d’un fan du genre qui a essayé de se faire sa version sans en avoir le talent. Au moins, les jolies compositions de Mario Grigorov sont loin d’être désagréables pour les oreilles, surtout qu’elles accompagnent toutes les simagrées du film incluant un espèce de tango de séduction interdit entre deux des protagonistes incluant Cage, et les images sont parfois intéressantes, notamment dans la composition de certains plans, mais aussi dans la farandole de couleurs.


Reste alors un film qui comblera les fins de soirée des amateurs pas trop exigeants, mais certainement rien ici pour attirer l’attention.

 

 

Film - 3/5 - Kaamelott premier volet - 2021

 

« Kaamelott premier volet » : à la table ronde des éclopés

L’avis du « Monde » – à voir. Les drôles de chevalier d’Alexandre Astier débarquent au cinéma, après avoir été déclinés avec succès à la télévision et en bande dessinée. 

De gauche à droite, Jean-Robert Lombard (Père Blaise), Antoine de Caunes (Dagonet), Christian Clavier (le jurisconsulte) et François Rollin (Loth d’Orcanie).

Le voici, le voilà, fermement attendu par quelques fans si l’on en croit les chiffres de la série de quatre cent cinquante-huit épisodes qui inspire ce film : diffusée sur M6 de 2005 à 2009, Kaamelott, parodie de la légende arthurienne, réalisée et interprétée par Alexandre Astier, attira en moyenne trois millions et demi de spectateurs par épisode. Sa déclinaison cinématographique, annoncée dès 2009, se heurta cependant à de multiples avanies, depuis le conflit juridique sur ses droits jusqu’à la pandémie de Covid-19.


C’est dire si ce premier volet de ce qui se présente d’ores et déjà comme une future trilogie suscite l’impatience des fidèles. Et sans doute aussi la circonspection des cinéphiles tant il y a loin, en matière d’écriture, de souffle et de dramaturgie, entre l’univers d’une série au format unitaire réduit et une œuvre de cinéma.

Alexandre Astier, de son côté, ignore superbement ou minimise habilement – selon les points de vue – ce hiatus en faisant de son film la suite de la série là où elle s’était interrompue, les dix ans d’écart qui se sont écoulés dans la réalité entre les deux étant transposés dans la fiction.

 

 

 


On se souvient donc, ou pas, que le roi Arthur, profondément déprimé, pour ne pas dire suicidaire, confiait voilà dix ans les rênes du royaume de Logres à Lancelot qui, notamment sous l’influence pernicieuse du sardonique Méléagant, virait illico au despote timbré, pourchassant désormais Arthur et ses chevaliers, voulant faire en un mot table rase de la Table ronde. Kaamelott premier volet met donc en scène le grand retour d’Arthur, extirpé d’une retraite insulaire, et aidé par la résistance clandestine des « semi-croustillants » qui s’était organisée en son absence.

Double dimension


Ce récit de reconquête oscille donc entre deux pôles, également sujets à raillerie. D’une part, celui qui pointe la mollesse persévérante d’Arthur (Alexandre Astier lui-même), la modestie querelleuse de la résistance, et la tendance gaffeuse générale du mouvement ; d’autre part celui qui fait son miel du côté obscurément filandreux de la cour de Lancelot, personnage auquel Thomas Cousseau, engoncé dans un col qui lui grimpe jusqu’aux yeux, confère une rigidité semi-cadavérique, bien entouré par un Sting campant au petit poil le Saxon machiavélique et une bande de pleutres retors parmi lesquels se distinguent Christian Clavier et François Rollin.


 

 

Film - Série - 4.5/5 - Hudson et Rex S1 E2 : Une mort spectaculaire

Film - Série - 4.5/5 - Hudson et Rex S1 E1 : Course contre la montre

 


avec : John Reardon, Mayko Nguyen, Kevin Hanchard, Justin Kelly, Diesel vom Burgimwald
 

Le lieutenant Charlie Hudson est témoin de l'enlèvement d'une jeune fille. Rex part à la poursuite du véhicule et se retrouve coincé sur une île où il va aider du mieux qu'il peut la jeune victime de l'enlèvement. L'équipe du Commandant Donovan découvre qu'Evelyn Boonstra, a été enlevée par les hommes de main d'un criminel, Mankiewicz, afin de faire pression sur son père. Léonard Boonstra doit en effet assassiner un témoin clé pour qu'il ne fasse aucune révélation qui puisse envoyer Mankiewicz en prison...

dimanche 1 août 2021

Film - Série - Les Saisons meurtrières - 4.6/5 - Bleu catacombes - 2014

 


Bleu catacombes est un téléfilm policier français réalisé par Charlotte Brandström diffusé pour la première fois le 31 janvier 2014 sur France 2.

C'est l'adaptation du roman policier éponyme de Gilda Piersanti.

 

 

 

 

 


Le téléfilm fait suite à Hiver rouge (2011) et précède Jaune iris (2014) et Noir enigma (2015).

Une tête est retrouvée dans les catacombes de Paris. Le commissaire Rousseau et son équipe trouvent rapidement l'identité de la victime. Il s'agit de Maximilien Müller, un artiste renommé. Mais où est le corps ? L'enquête mène la police dans l'atelier du peintre où elle retrouve non seulement le corps nu de l'artiste mais aussi celui d'une femme d'une soixantaine d'années également décapitée.


 Une tête est retrouvée plus tard mais elle ne peut appartenir au corps retrouvé dans l'appartement. Est-ce un tueur en série ? Les victimes sont-elles liées ?  

    Patrick Chesnais : le commissaire Rousseau
    Camille Panonacle : Mariella De Luca
    Jane Birkin : Lili Rousseau, la femme du commissaire
    Ludmila Mikaël : Lydia Müller
    Ruth Vega Fernandez : Cathy Grosjean

 

 

Film - Série - Les Saisons meurtrières - 4.6/5 - Hiver rouge - 2012

 

Hiver rouge est le premier téléfilm policier français de la collection de polars Les Saisons meurtrières.


Hiver rouge réalisé par Xavier Durringer en 2011 et diffusé pour la première fois le 6 janvier 2012 sur France 2.

C'est l'adaptation du polar de Gilda Piersanti Rouge Abattoir1. Il a reçu le prix de la meilleure musique au 13e Festival de la fiction TV de La Rochelle2.

Trois autres volets de cette collection ont été diffusés : Bleu catacombes (en 2014), Jaune iris (en 2015)3 et Noir enigma (en 2016) diffusé le 20 octobre 2017.

 

 

 

 


Chaque épisode a été espacé d’environ un an et demi.

Le jour de Noël, à Paris, Place de Bitche, une main découpée à la scie et accrochée à un sapin est retrouvée par l'équipe du commissaire Rousseau. Pour résoudre cette sombre enquête, sa hiérarchie lui impose l'aide d'une profileuse atypique, Mariella De Luca. Malgré sa forte réticence, Rousseau accepte ce partenariat et semble convaincu que cette main est le troisième meurtre commis par un tueur en série.  


   

 

 

 

 

   


Patrick Chesnais : le commissaire Rousseau
    Camille Panonacle : Mariella De Luca, la profileuse
    Jane Birkin : Lily Rousseau, la femme du commissaire
    Brigitte Catillon : Françoise Berthier

 

 

 

 

Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

 Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...