dimanche 28 février 2021

Livre - Les Essais - Michel de Montaigne

 


Nous devons à André Lanly, éminent philologue et professeur émérite à l'université de Nancy, d'avoir servi l'un des monuments les plus difficiles à déchiffrer de la littérature française en osant lui donner sa forme moderne. C'en est fini des obstacles de l'orthographe, du doute sur le sens des mots, de l'égarement suscité par la ponctuation. Lire ce chef-d'oeuvre devient ici un pur bonheur. "Ce ne sont pas mes actes que je décris, c'est moi, c'est mon essence. J'estime qu'il faut être prudent pour juger de soi et tout aussi scrupuleux pour en porter un témoignage soit bas, soit haut, indifféremment. S'il me semblait que je suis bon et sage, ou près de cela, je l'entonnerais à tue-tête. Dire moins de soi que la vérité, c'est de la sottise, non de la modestie. Se payer moins qu'on ne vaut, c'est de la faiblesse et de la pusillanimité, selon Aristote. Aucune vertu ne se fait valoir par le faux, et la vérité n'est jamais matière d'erreur. Dire de soi plus que la vérité, ce n'est pas toujours de la présomption, c'est encore souvent de la sottise. Être satisfait de ce que l'on est et s'y complaire outre mesure, tomber de là dans un amour de soi immodéré est, à mon avis, la substance de ce vice [de la présomption]. Le suprême remède pour le guérir, c'est de faire tout le contraire de ce que prescrivent ceux qui, en défendant de parler de soi, défendent par conséquent d'appliquer sa pensée à soi. L'orgueil réside dans la pensée. La langue ne peut y avoir qu'une bien légère part." Les Essais, Livre II, chapitre VI.

MICHEL DE MONTAIGNE (1533-1592) – Une vie, une œuvre [2008]


Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, ou plus simplement Michel de Montaigne, 1533-1592 est un écrivain, philosophe, moraliste et homme politique français de la Renaissance.

Son père, héritier d’une famille enrichie par le négoce, est le premier à abandonner sa profession pour vivre en gentilhomme.

Élevé en nourrice dans le petit village voisin de Papassus, le jeune Michel Eyquem reçoit à son retour au château familial une éducation peu ordinaire. Scolarisé au collège de Guyenne à Bordeaux, il y brille rapidement par son aisance à pratiquer la discussion et la joute rhétorique, et par son goût pour le théâtre.

Après des études de droit, il débute sa carrière en 1554 en tant que conseiller à la Cour des Aides de Périgueux, puis au Parlement de Bordeaux où il siège durant presque 15 ans.

La mort de son père en 1568, le laisse à la tête d’une grosse fortune et du domaine de Montaigne. Il consacre alors la plupart de son temps à la méditation et à la lecture des quelques mille ouvrages rassemblés dans sa librairie, aménagée au dernier étage de cette tour qui devient son repaire.

Il commence également à coucher par écrit le fruit de ses réflexions, ses "Essais" dont il publie le premier recueil en deux tomes en 1580.

Afin de soigner sa gravelle, maladie héréditaire, dont il souffre depuis quelques années, Montaigne décide de tenter les cures thermales dans les villes d’eaux réputées à travers l’Europe. Il rapporte son périple dans son "Journal de voyage", dont le manuscrit, conservé pendant presque 200 ans au château à l’insu de tous, sera publié lors de sa découverte en 1774.

Le 7 septembre 1581, une lettre de France l’informe de son élection à la mairie de Bordeaux. Ses charges politiques ne l’empêchent pas d’écrire : A la fin de son second mandat, en 1585, il se remet à la tâche et prépare une nouvelle édition des Essais qu’il publie à Paris en 1588, additionnée d’un troisième tome.


Livre - Montaigne - Stefan Zweig

D'écrivain comblé et adulé, Stefan Zweig était devenu un exilé se plaignant auprès de Romain Rolland de ne plus recevoir de courrier. Admirant profondément Montaigne mais aussi Nietzsche, Dostoïevski et Freud, Stefan Zweig souffrait d'être si peu semblable à ses modèles. Il lit et commente passionnément Montaigne pour y trouver la voie de sa liberté intérieure, la force d'assumer son ultime décision.

Ainsi l'attitude de Montaigne face à la vie, comme celle de tous les libres penseurs, aboutit à la tolérance. Celui qui revendique pour lui-même la liberté de pensée reconnaît le même droit à chacun, et personne ne l'a mieux respecté que lui. Il ne recule pas d'effroi devant les cannibales, ces Brésiliens comme celui qu'il a rencontré à Rouen, parce qu'ils ont mangé des hommes. Il dit clairement et calmement qu'il trouve cela bien moins important que de torturer des hommes vivants, de les tourmenter et de les martyriser. Il n'est pas de croyance ou d'opinion qu'il refuse de prime abord, et son jugement ne se laisse troubler par aucun préjugé : "Je n'ai point cette erreur commune de juger d'un autre selon que je suis." Il met en garde contre la violence et la force brutale qui, plus que tout, peuvent gâter et insensibiliser une âme en soi bien faite.

Autre présentation:
Fuyant le nazisme en 1935, Zweig se réfugie à Pétropolis, où il lit Montaigne. Cet humaniste lui enseigne que seule compte la liberté intérieure. Avant de mourir, il rédigera une courte biographie de l'auteur.

Livre - Le Miracle de Théophile - Rutebeuf

 


 Rutebeuf n'a pas inventé l'histoire du clerc Théophile qui, pour recouvrer dignités et fonctions, rendit hommage au diable et que la Vierge sauva de la damnation. Cette histoire faustienne avant l'heure apparaît d'abord en Grèce au Ve ou VIe siècle. Mais Rutebeuf se l'approprie pour ainsi dire puisque Le Miracle de Théophile intègre les thèmes et les symboles chers au poète, clans un cheminement spirituel qui reconstitue sa vie même. exorcise ses hantises, ses contradictions et ses tentations, exprimant aussi ses plus profondes espérances.C'est la quête d'une âme qui doit aller au fond de la misère et du dénuement pour découvrir la vraie foi.





RUTEBEUF – Une Vie, une Œuvre : Le jongleur désenchanté (France Culture, 1986)

 

Poète du Moyen-Âge, Rutebeuf (né à une date inconnue, dans les premières décennies du XIIIe siècle, avant 1230 - mort v. 1285), doit probablement son nom au surnom « Rudebœuf » (bœuf vigoureux), qu'il utilise lui-même dans son œuvre. Il serait originaire de Champagne (il a décrit les conflits à Troyes en 1249), mais a vécu adulte à Paris.

On ne sait quasiment rien de sa vie sauf qu'il était probablement un jongleur avec une formation de clerc (il connaissait le latin). Son œuvre, très diversifiée, qui rompit avec la tradition de la poésie courtoise des trouvères, comprend des hagiographies (Vie de Sainte Helysabel), du théâtre (Miracle de Théophile), des poèmes polémiques et satiriques (Renart le Bestourné ou Dit de l'Herberie) envers les puissants de son temps. Rutebeuf est aussi un poète « personnel », l'un des premiers à nous parler de ses misères et des difficultés de la vie. Parmi ses vers les plus célèbres on trouve certainement ceux issus des Poèmes de l’infortune : « Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus, et tant aimés ... »

Les poèmes de Rutebeuf ont inspiré Léo Ferré qui a assemblé plusieurs bribes de poèmes de l'auteur pour en faire une chanson qu'il a appelée Pauvre Rutebeuf. Plusieurs interprétations de cette chanson existent, entre autres : Léo Ferré (1955 en studio, 1958, 1984 et 1986 en récitals), Catherine Sauvage (1956), Jacques Douai (1957), Hugues Aufray (1967), Hélène Martin (1983), James Ollivier (1988), Marc Ogeret (1999), Joan Baez (1965) et aussi Cora Vaucaire ou Nana Mouskouri.




Livre - Poèmes - John Donne

 


Cet ouvrage propose, en version bilingue, un choix étendu et représentatif de poèmes de John Donne, chef de file de l'école «métaphysique» anglaise, et l'un des plus grands poètes de tous les temps. La poésie de Donne sait émouvoir également dans tous les registres où elle s'exerce, aussi bien par les variations à l'infini sur des thèmes érotiques qui caractérisent les Élégies, et qu'enrichit dans les Chansons et sonnets un brillant contrepoint de mysticisme profane, que dans les accords bouleversants des Sonnets sacrés de l'âge mûr où s'épanouit, sublimée, la nature ardente du poète. La poésie de Donne, jaillie d'une sensualité impérieuse et omniprésente, s'approprie avec un bonheur rare l'appareil complexe d'images et de symboles de la science médiévale et élisabéthaine, le structurant et l'harmonisant en un univers poétique dont la raison suprême est l'amour.

 

 

JOHN DONNE (1572-1631) : Eros et Thanatos – Une vie, une œuvre


John Donne (né en 1572 à Londres – mort le 31 mars 1631), poète et prédicateur anglais du règne de Jacques Ier, considéré comme le chef de file de la poésie métaphysique, a produit une œuvre variée comprenant des sonnets, des poèmes religieux, des traductions du latin, des épigrammes, des élégies, des chansons et des sermons.  




Ben Johnson se trompait lorsqu'il prophétisa que John Donne "périrait faut d'être compris", car le poète élisabéthain, dont "les vers cassent la mâchoire", frappe par la modernité de son style et le caractère atemporel de ses préoccupations. De l'amour au suicide, auquel il consacre un traité d'une grande érudition et d'une audace extrême pour le XVIIe siècle, à ses confrontations avec la mort qui le hante, en passant par sa relation ambivalente avec un Dieu qu'il ne parviendra jamais à aimer comme un mystique, Donne est unique en son siècle. Né dans une famille catholique, gentilhomme, aventurier proche du comte d'Essex, son mariage clandestin avec Ann More met un terme à sa carrière mondaine et ne lui laisse d'autre issue que de mettre sa plume au service du nouveau souverain Jacques 1er qui l'assure de son avenir au sein de l'Eglise anglicane. D'un extrême à l'autre, l'évolution de cette vie mouvementée conduit la critique à évoquer Donne comme un personnage double : Jack Donne le libertin et le Dr Donne, entré dans les ordres en 1615. Jacques 1er devait tenir parole : l'auteur des 'Songs and Sonets' devient le doyen de la cathédrale St Paul de Londres en 1621 et le plus éminent prédicateur de ce temps. Fervent du paradoxe, ce grand poète "métaphysique" qui était aussi pour Ben Jonson "l'un des plus grands poètes du monde à certains égards", n'est jamais hermétique mais seulement difficile. En perpétuelle quête de vérité, Donne traverse cette époque en crise comme une comète. C'est le poète de "l'ici et maintenant".

Peintre - Johannes Vermeer - 1632-1675


 Johannes ou Jan Van der Meer, dit Vermeer ou Vermeer de Delft, baptisé à Delft le 31 octobre 1632, et inhumé dans cette même ville le 15 décembre 1675, est un peintre baroque néerlandais (Provinces-Unies).

Actif dans la cité hollandaise de Delft rattachée à la maison d’Orange, Vermeer semble avoir acquis en son temps une réputation d’artiste novateur, et avoir bénéficié de la protection de riches commanditaires. Mais une notoriété qui s'est essentiellement cantonnée aux limites du territoire provincial qui était le sien, une production de faible ampleur, évaluée à quarante-cinq tableaux maximum en vingt ans, ainsi qu'une biographie longtemps restée obscure — d'où son surnom de « Sphinx de Delft » —, peuvent expliquer pourquoi le peintre tombe dans l'oubli après sa mort — si ce n'est auprès des collectionneurs éclairés.


Vermeer n'est réellement mis en lumière que dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à partir du moment où le critique d'art et journaliste français Théophile Thoré-Burger lui consacre une série d'articles publiés en 1866 dans la Gazette des beaux-arts. Dès lors, sa réputation, soutenue par les hommages que lui rendent les peintres, notamment impressionnistes, et les écrivains, tel Marcel Proust, ne cesse de s'amplifier. Ses tableaux font l'objet d'une véritable traque, rendue plus vive encore par leur rareté, et attirant la convoitise des faussaires. Parmi les trente-quatre qui lui sont actuellement attribués avec certitude — trois autres faisant encore l’objet de discussions —, La Jeune Fille à la perle et La Laitière comptent désormais parmi les œuvres les plus célèbres de l'histoire de la peinture, et Vermeer est placé, avec Rembrandt et Frans Hals, au rang des maîtres du Siècle d'or néerlandais. Cette fortune tant critique que populaire est confirmée par l'affluence des expositions qui lui sont consacrées, et est alimentée par l'utilisation publicitaire de ses œuvres, ainsi que par des succès de librairie et du box-office.


Vermeer reste essentiellement connu pour ses scènes de genre. Celles-ci présentent, dans un style qui conjugue mystère et familiarité, perfection formelle et profondeur poétique, des intérieurs et scènes de la vie domestique, pour figurer un monde plus parfait que celui dont il a pu être le témoin4. Ces œuvres de la maturité présentent une cohérence qui les rend immédiatement reconnaissables, et qui se fonde notamment sur des associations de couleurs inimitables — avec une prédilection pour l'outremer naturel et le jaune —, une grande maîtrise du traitement de la lumière et de l'espace5, et la combinaison d'éléments restreints, récurrents d'un tableau à l'autre. 



Quand l'œil écoute une pensée de femme – Une vie, une œuvre [1996]

 


 À l'heure où la presse parle d'une "vermeermania" provoquée par la grande rétrospective de La Haye, l'urgence d'un point de vue subjectif et "décalé" porté sur cette œuvre se fait sentir. Car au-delà du "Mystère Vermeer" trop souvent ressassé pour signifier encore quelque chose de pictural, que reste-t-il d'irréductible et de singulier dans cette œuvre du XVIIe siècle hollandais ? Il faudra se souvenir, par exemple, de sa stricte contemporanéité avec cet autre aventurier qu'est Spinoza. Il faudra envisager la présence récurrente des cartes géographiques et des miroirs dans ses tableaux. Mais plus encore, il faudra prendre le temps de se pencher sur ces femmes qui inondent toute l'œuvre de la clarté de l'aube. Depuis les Vierges des Annonciations jusqu'aux nus de Courbet, en passant par les Vénus du Titien, le corps des femmes, l'énigme qu'il manifeste, aura sans doute été l'enjeu essentiel de la peinture. Dès lors, sur cette palette de chair, quelle sera la singularité du modèle vermeerien ? De "La Laitière" à "La dentellière", en passant par toute cette galerie de portraits de "Femmes écrivant" et de "Femmes musiciennes", apparemment ni le sacré, ni la nudité, ni le mystère ne sont convoqués par le geste du peintre hollandais. Alors, que voit Vermeer quand il peint ces femmes ? 


Que cherche-t-il à nous faire entendre ? Une hypothèse singulière sert de point de départ à cette enquête en lieu clos, au plus près de l'isolement du modèle vermeerien : et si la question de ce peintre, question vermeerienne par excellence donc, était "qu'est-ce qu'une femme qui pense", fût-elle laitière ou dentellière ? Qu'est-ce qu'une femme qui écrit et qui lit, fût-elle musicienne ? Voilà ce qui sera, en tout cas, notre point de départ. C'est ainsi toute la gamme de "l'intimité dérobée", du "silence sonore", de la peinture qui devient tout à coup lisible, au gré des tons chauds de la palette de Vermeer. C'est ainsi un nouveau rapport du peintre à son modèle qui prend corps, laissant monter à la surface de la toile un visage inédit du féminin en peinture. Il faudra sans doute reconnaître qu'ils sont peu de peintres à avoir su poser cet autre regard sur la femme, un regard ou l'énigme de l'inconnue et du désir qu'elle fait naître, se conjugue avec la couleur de sa pensée. Pour cette émission toute en silence et en surface miroitante, les nouvelles technologies du son auront servi tout particulièrement la recherche d'une matière sonore spécifique, capable de restituer la plastique vermeerienne.

 


samedi 27 février 2021

Film - 4.5/5 - Dreamland - 2019

 


In yet another slow week for high profile releases, I had to wait for Tuesday morning to finally get to something that was vaguely interesting to me. It came in the form of Dreamland, a film whose trailer hinted at Bonnie and Clyde vibes. Having just read a biography of the famous outlaw duo, the idea of jumping straight into another Depression era crime adventure was very appealing.

Set amidst the relentless environment of 1930s Dust Bowl America, Dreamland tells the story of Eugene Evans (Finn Cole), a young man who begins a whirlwind partnership with wanted fugitive Allison Wells (Margot Robbie) after he discovers her hiding in his family barn.


I went into the film with images of Bonnie and Clyde in my head, and whilst the film does not opt for the kind of brassy ‘stick em up’ vibes that that particular pair evoke, it does provide a narrative that is interesting and evocative if not a little but ‘safe’. Give or take a few instances of bad language and some brief nudity, Dreamland would not be out of place on Lifetime, but the very high end of Lifetime, I have to say!

Here’s what I like about the movie. I like that the central force of ‘bad’ in the story is the female in the duo rather than the man. We’ve seen so many examples of ‘girls next door’ getting mixed up with a bad boy before that it was refreshing to see this dynamic flipped on its head here. The story doesn’t go quite as far as I would have liked in terms of highlighting the problematic nature of Allison’s history and her initial intentions with Eugene, instead opting for a sort of schmaltzy romance that doesn’t feel 100% authentic or earned. This aspect of the film is what earns it the Lifetime vibes. A grittier narrative would have stripped that back and portrayed the relationship and power dynamic in a different way, but at the end of the day that’s just my personal preference.


Something that is certainly not Lifetime-esque, however, are some of the visual choices made throughout. The cinematography of Dreamland is actually rather impressive, with the film really being able to translate just how exhausting, oppressive and all round terrible it must have been to live in the Dust Bowl. There is also an interesting switch in the way that the male and female protagonists are shown through the lens, with the ‘gaze’ being much more on Eugene as inexperienced eye candy rather than Allison. The pair share a really interesting and effective shower scene that is almost entirely focused on the male character, which is something I don’t think I’ve really seen before.

Whilst it does execute some interesting ideas, ultimately Dreamland is just a little bit too timid in its overall approach. It has one too many soft edges to be dramatic enough for my personal taste.


Something I didn’t expect was for Margot Robbie not to be the standout performer in Dreamland, but as Eugene Evans, Finn Cole is the MVP for me. Anyone familiar with Peaky Blinders will know of Cole’s talent, and in a softer role here he is really enjoyable and endearing. He is similar to Tom Holland in The Devil All The Time in his ability to play a really likeable young man with a believable darker side, but coming back to my biggest complaint about the film, whereas The Devil All The Time takes its actors to the grittiest places, Dreamland stays very much in the middle ground. Nevertheless, Cole has proven himself a leading man here and I look forward to seeing what he does next.

Margot Robbie might not be my MVP, but she certainly does a good job as wanted woman Allison Wells. Again, the depths of the character are really not plunged enough to my liking, with the film not quite being able to walk the tightrope of making a character mysterious but still developed. We don’t know much about Allison and that is intentional, but compared to the relatively rich history we get for Eugene, it leads to a lack of audience connection with the character. What is effective is Robbie’s effortless glamour in the middle of the Dust Bowl depression. It is easy to see why Eugene would be swept away by Allison, and that is important for the fluidity of the plot.


Overall, though I am not fully convinced by Dreamland, there is enough in the film to make it an enjoyable watch. Marketed as a ‘thriller drama’ but much more a romantic drama in my opinion, you won’t get much from the crime element of the film but there is something there for those who like solidly executed period pieces with sweeping cinematography. Not one I’ll remember forever, but certainly not a bad time.

 


Film - Série - 3/5 - Police de caractères - Post mortem - 2021

 


Police de caractères - Post mortem

avec : Clémentine Célarié, Joffrey Platel, Jules Houplain, Olga Mouak, Cyril Garnier, Olivier Rabourdin, Cypriane Gardin, Benjamin Bourgois

Poquelin et de Beaumont enquêtent sur ce qui s'apparentent à un meurtre déguisé en suicide, mais se révèle finalement être un suicide déguisé en meurtre L'affaire se déroule dans un lycée hôtelier de la banlieue lilloise. Les enquêteurs se retrouvent embarqués au coeur d'une sombre affaire de vengeance, dans laquelle chaque vérité en révèle une autre plus glaçante à chaque fois...



Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

 Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...