mercredi 11 décembre 2019

Film - 4.8/5 - Sage Femme - 2017

 


Sage Femme est un film français réalisé par Martin Provost, sorti en 2017. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Claire, une femme de quarante-neuf ans qui vit seule, est sage-femme dans une maternité dont la fermeture est programmée. 

 

 

 

 


Béatrice a été la maîtresse de son père, qui s'était suicidé quelque temps après le brusque départ de Béatrice. Après trente ans de silence, les deux femmes vont se retrouver. Malgré son âge et sa santé précaire, Béatrice est fantasque et totalement immature. Claire, quant à elle, mène une vie rangée de bon Samaritain entre son hôpital et son appartement de Mantes-la-Jolie. 


Elle a un fils, Simon, qui fait des études de médecine, ensemble avec sa copine enceinte. Claire commence à nouer une liaison avec Paul, un camionneur cinquantenaire. Expulsée de l'appartement où elle était hébergée, l'extravagante Béatrice s'installe chez Claire...

 

 


  Catherine Frot : Claire Breton, sage-femme

  Catherine Deneuve : Béatrice Sobolevski, joueuse de carte invétérée

  Olivier Gourmet : Paul, l'ami de Claire

mardi 10 décembre 2019

Peinture - Portrait d'Adele Bloch-Bauer - Gustav Klimt


 Le Portrait d'Adele Bloch-Bauer  est une peinture de Gustav Klimt (1907), qui a été achetée pour 135 millions de dollars, le 18 juin 2006, lors d'une vente privée, par le milliardaire Ronald Lauder, après avoir été rendue à la famille Bloch-Bauer par le musée du Belvédère de Vienne. L'œuvre est exposée désormais à la Neue Galerie à New York.

Klimt a mis trois ans pour accomplir cette peinture. Formant un carré de 138 centimètres de côté, elle est peinte sur une toile avec de la peinture à l'huile, ainsi que de l'or et de l'argent, qui mettent en valeur l'ornement raffiné et complexe comme on le retrouve dans l'Art nouveau allemand, le Jugendstil. Klimt était un membre de la Sécession viennoise, un groupe d'artistes qui a rompu avec la peinture traditionnelle.

Inspiré par les mosaïques de la Basilique Saint-Vital de Ravenne1, et plus particulièrement celle représentant l’impératrice Théodora (VIe siècle), Klimt crée avec le portrait d’Adèle Bloch-Bauer un monument à la gloire de la beauté féminine. L’utilisation abondante de l’or aux dépens de la couleur et ce rapport intime à l’histoire créent une aura unique qui distingue le Jugendstil viennois des autres versions de l’Art nouveau à travers l’Europe. Dans le même temps, la finesse des détails du visage d’Adèle Bloch-Bauer évite au sujet de disparaître dans l’anonymat induit par la portée universelle du tableau.

Le tableau a été peint à Vienne et commandé par Ferdinand Bloch-Bauer, un riche industriel qui, ayant fait fortune dans l'industrie du sucre, est devenu un mécène pour de nombreux artistes et notamment Gustav Klimt, qu'il a soutenu. Adele Bloch-Bauer est le seul modèle que Klimt a peint deux fois puisqu'il existe un second tableau la représentant, Adele Bloch-Bauer, réalisé en 1912.

Spolié par le régime nazi en 1938 à Vienne — de même que le collier de diamants porté par le modèle, qu'arbore désormais la femme de Göring —, le tableau a séjourné jusqu'en 2006 au musée du Belvédère à Vienne. Au terme d'une longue bataille juridique, il a été rendu, avec quelques autres œuvres, à Maria Altmann, nièce du modèle et du commanditaire. C'est son avocat Randol Schönberg (en), petit-fils du compositeur Arnold Schönberg, qui a mené tous les procès en sa compagnie jusqu'à la restitution. Il est acquis pour 135 millions de dollars par le milliardaire Ronald Lauder2, qui l'expose à la Neue Galerie de New York.

lundi 9 décembre 2019

Livre - Oreiller d'herbes - Je suis un chat - Natsume Soseki



Sōseki Natsume
: Né(e) à : Tokyo , le 09/02/1867 Mort(e) à : Tokyo , le 09/12/1916, de son vrai nom Kinnosuke Natsume, est un auteur japonais de romans et de nouvelles, représentatif de la transition du Japon vers la modernité, pendant l'ère Meiji.

 Né un an avant la révolution Meiji, il se passionne, au collège, pour la littérature chinoise et se sent voué à l'écriture. Il a étudié à partir de 1884 l'architecture et l'anglais à l'université impériale de Tokyo, puis, durant trois ans, il étudia en Angleterre.

Il prendra comme nom de plume, en 1888 "Sōseki" (littéralement : « se rincer la bouche avec une pierre »).

A son retour au Japon il enseigna à son tour la littérature anglaise à l'université impériale de Tokyo. Ces études de littérature anglaise ont fait de Soseki Natsume un des premiers écrivains japonais à avoir écrit des œuvres dans lesquelles l'influence de l'écriture occidentale se fait sentir.

Auteur de nombreux essais et de plus de 2500 haïkus, c'est en 1905 qu'il connut soudainement la célébrité grâce à son roman "Wagahai wa neko de aru" (Je suis un chat), une satire sur la société japonaise de l'ère Meiji. Fort de ce succès, il se consacra exclusivement à l'écriture (laissant tomber l'enseignement).

Son livre intitulé "Kokoro" ("Cœur", dans le sens spirituel du terme), qui marque les différences générationnelles grandissantes à l'époque ou le Japon connut de grands changements (passage de l'ère Meiji à l'ère Taishô), est considéré au Japon comme son plus grand chef-d'oeuvre.

L'importance de Soseki Natsume dans l'histoire culturelle du Japon est si importante que les billets de 1000 Yens sont à son effigie et qu'aujourd'hui encore, de nombreux écrivains s'inspirent de son travail. 

 NATSUME SŌSEKI (1867-1916) : D'un Japon clair-obscur – Une vie, une œuvre [2003]

 


 Oreiller d'herbes est singulier par son écriture, impressionniste, poétique, et par son projet même. Un peintre se retire dans une auberge de montagne pour peindre et réfléchir sur son art, sur l'acte de création. L'atmosphère subtile et poétique d'Oreiller d'herbes est admirablement rendue par les traducteurs.

 

Mort en 1916 à quarante-neuf ans, Natsume Sôseki vécut aux confins de la psychose la déchirure dont pâtirent tous les intellectuels nés avec la révolution industrielle, politique et culturelle du Meiji. Formé aux lettres classiques chinoises, au haïku, mais envoyé en Angleterre de 1900 à 1903 pour pouvoir enseigner ensuite la littérature anglaise, il s'imprégna si profondément du ton de Swift, de Sterne et de De Foe que, sans nuire à tout ce qu'il y a de japonais dans "Je suis un chat", cette influence nous impose de penser au voyage de Gulliver chez les Houyhnhnms; sans doute aussi d'évoquer "Le chat Murr" d'Hoffmann. C'est pourquoi le traducteur peut conclure sa préface en affirmant que "Je suis un chat" «suffit amplement à démentir l'opinion si répandue selon laquelle les Japonais manquent d'humour». Ni Hegel, ni Marx, ni Darwin, qu'il a lus, ne lui ont fait avaler son parapluie.


La gouaille, voire la désinvolture apparente, n'empêchent pas les chapitres de s'organiser, cependant que tous les styles (jargon des savants et du zen, ou argot d'Edo, ancien nom de Tokyo) se mêlent pour présenter la satire désopilante d'une société en transition, et même en danger de perdition. Kushami-Sôseki se demande parfois s'il n'est pas fou, mais c'est la société d'alors qui devient folle, elle qui déjà enferme en asile ceux qui la jugent. Le chat ne s'y trompe jamais, lui : aucun ridicule n'échappe à ce nyctalope. Alors que peut-être on en devrait pleurer, on rit follement. Si vous voulez comprendre le Japon, identifiez-vous au chat de Sôseki.

 

 

 

 

 

 

samedi 7 décembre 2019

Film -4.9/5 - Cezanne et moi


 Cézanne et moi est un film français réalisé par Danièle Thompson, sorti en 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 


L'histoire de l'amitié et de la rupture entre Paul Cézanne et Émile Zola, tous deux natifs d'Aix-en-Provence. 

 

 

 

 


Le premier, peintre, fils de banquier, qui n'obtiendra qu'une reconnaissance relative de son vivant alors qu'il devient l'un des pères fondateurs de l'art moderne ; le deuxième, écrivain, orphelin de père immigré et de milieu modeste, qui devient chef de file du mouvement naturaliste dans la France tourmentée de la deuxième moitié du XIXe siècle.

 


 Ils s’aimaient comme on aime à treize ans : révoltes, curiosité, espoirs, doutes, filles, rêves de gloires, ils partageaient tout. Paul est riche. 

 

 

 

 

 


Emile est pauvre. Ils quittent Aix, « montent » à Paris, pénètrent dans l’intimité de ceux de Montmartre et des Batignolles.

 

 

 

 

 


avec Guillaume Gallienne et Guillaume Canet

vendredi 6 décembre 2019

Livre - Lankavatara Sutra - Daisetz Teitaro Suzuki

 


Le Laṅkāvatāra Sūtra tire son nom du fait qu’il serait un recueil des paroles prononcées par le Bouddha lors de son arrivée au Sri Lanka.

C’est un soutra mahâyâna important surtout pour l’école Chan, dont les premiers adeptes sont connus comme « maîtres de Lanka ".  La tradition en fait le soutra préféré de Bodhidharma qui aurait fondé l’école Chan en Chine ; il contient le passage de la fleur dans lequel l’école voit l’origine de son enseignement. La philosophie qu’il véhicule est celle de l'école yogacara (Vijñānavāda), qui fait de la conscience vraie la seule réalité, la conception erronée des rapports sujet/objet faisant obstacle à la délivrance. Les concepts de nature de bouddha et des trois corps du bouddha y sont également exposés.  




Daisetz Teitaro Suzuki est un auteur reconnu de livres et d'essais sur le bouddhisme et sur le zen qui jouèrent un rôle important dans l'intérêt porté au zen en Occident. Il fut un ami du philosophe Kitarō Nishida.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


D.T.Suzuki est aussi un traducteur prolifique du chinois, japonais et de la littérature sanskrite. Il a passé plusieurs longs tronc d'enseignement ou des conférences dans des universités occidentales, et il s'est consacré de nombreuses années à un poste de professeur dans une université bouddhiste japonais, Otani.

Les Essais sur le Bouddhisme Zen, aujourd'hui des classiques, constituent le cœur de son œuvre.

samedi 30 novembre 2019

Film - 5/5 - Léon - 1994

 


Léon, également intitulé Le Professionnel au Québec, est un film français écrit et réalisé par Luc Besson, sorti en 1994.

Il s'agit du sixième long métrage réalisé par Luc Besson. Léon retrace la vie d'un tueur à gages solitaire dont seul le prénom est indiqué (son nom de famille n'est pas précisé). Il vit à New York et va héberger puis aider, après un concours de circonstances, l'une de ses voisines de palier. Cette dernière s'appelle Mathilda. Elle est âgée de douze ans et va devenir orpheline lorsque sa famille sera assassinée. En effet, son père vole de la cocaïne à des policiers véreux utilisant son domicile comme planque, ce qui déclenchera une vengeance sanglante de leur part. Pour venger son petit frère, le seul membre de sa famille qu'elle aimait sincèrement, Mathilda implore Léon de lui apprendre son « métier ».

Jean Reno y interprète le rôle-titre du tueur, similaire à celui de Victor qu'il avait incarné dans Nikita, le précédent film du réalisateur. Luc Besson considère que Léon est un « cousin américain de Victor », en « plus humain ». Ce film marque également la première apparition à l'écran de Natalie Portman, alors âgée de douze ans, comme le personnage qu'elle incarne, dans le rôle de Mathilda. Gary Oldman et Danny Aiello endossent les deux autres rôles importants du film.

Le film reçoit un très bon accueil du public, aussi bien aux États-Unis qu'en France. Léon est un succès populaire puisqu'il attire dans l'Hexagone un total de près de 3 500 000 spectateurs lors de son exploitation en salle. Aux États-Unis, le film rapporte 19 250 000 $. Du côté des critiques professionnelles, l'accueil est davantage mitigé mais globalement positif. Par ailleurs, il a été nommé à sept reprises aux Césars même s'il n'en a remporté aucun.

Il existe une version longue du film, sortie en 1996, dans laquelle une éventuelle relation amoureuse entre Léon et Mathilda, déjà ambiguë dans la version d'origine, est davantage explicite via les paroles et les gestes des comédiens.

jeudi 28 novembre 2019

Film - 4/5 - Stand by Me - 1986

 

Stand by Me ou Compte sur moi au Québec est une comédie dramatique américaine réalisée par Rob Reiner, sortie en 1986. Il s’agit de l’adaptation de la nouvelle Le Corps (The Body) publiée dans le recueil Différentes Saisons de Stephen King.

En été 1959, dans l'Oregon, quatre garçons d'une douzaine d'années partent à la recherche du corps d'un enfant de leur âge, Ray Brower, en suivant les rails d'un train dans l'espoir de passer dans les journaux grâce à leur découverte.  

Scénario : Raynold Gideon et Bruce A. Evans, d'après la nouvelle Stand by Me (The Body) de Stephen King

 

Vocabulaire - Syndrome de l'imposteur

 Les personnes atteintes du syndrome de l'imposteur, appelé aussi syndrome de l'autodidacte, phénomène de l'imposteur, expérienc...