Ce volume qui réunit vingt-cinq nouvelles tirées de trois recueils différents offre un panorama complet de l'oeuvre en prose de Silvina Ocampo. Les nouvelles aux intrigues mathématiquement construites y alternent avec celles où les très subtiles nuances d'un langage qui emprunte l'essentiel de ses tournures au vocabulaire de la conversation courante aboutissent à créer une atmosphère unique en son genre. Comme le dit Jorge Luis Borges dans sa préface, Silvina Ocampo est un poète : «L'un des plus grands de langue espagnole de ce côté-ci de l'océan comme de l'autre : cette condition de poète exalte sa prose...».
Silvina Ocampo 1903-1993 est une écrivaine argentine dont les domaines de prédilection sont la poésie et la nouvelle.
Née dans une famille aisée, elle va suivre à Paris des cours de dessin et de peinture sous la tutelle de Giorgio de Chirico et de Fernand Léger. Sa sœur aînée, Victoria, femme influente et éditrice du magazine argentin à succès SUR, l’invite à écrire pour elle.
Ainsi, pendant environ vingt-cinq ans, elle écrit pour ce magazine des articles, poèmes et nouvelles.
Elle rencontre, à l’âge de 28 ans, l’homme de sa vie, Adolfo Bioy Casares, autre écrivain argentin, qu’elle épouse en 1940, et avec qui elle aura une fille, Marta.
Elle collabore avec Borges et Casares à deux anthologies de la littérature fantastique de l'époque, "Antología de la literatura fantástica", en 1940, et "Antologìa poética argentina", en 1941.
Elle publie sept recueils de nouvelles entre 1937 et 1988 et traduit une bonne vingtaine d’œuvres de ses auteurs favoris.
On cite parmi ses ouvrages les plus importants: "Ceux qui aiment, haïssent" (roman policier, écrit en collaboration avec Adolfo Bioy Casares) en 1946, "Autobiographie d'Irène" (recueil de nouvelles) en 1948, Les noms (poèmes) en 1953 et "La colère" (contes fantastiques) en 1959.
Ceux qui aiment, haïssent
Un hôtel au bord de la mer, une tempête effrayante, un crime, quelques
personnages isolés qui s'épient, s'aiment et se haïssent... Impression
de déjà vu ? Si par souci d'efficacité narrative, les romans policiers
se démarquent de ceux qui les précèdent, Silvina Ocampo, et Adolfo Bioy
Casares prennent ici le parti contraire : les citer, pire les singer.
Dès lors, la véritable héroïne de Bosque del Mar, c'est la littérature
qui éprouve ses pouvoirs. Cependant, comme dans les meilleures
anthologies, veille le trublion, c'est-à-dire l'oublié et son lourd
silence.




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